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M. Zniber plaide pour une francophonie actrice majeure de la gouvernance mondiale de l’IA

Dpress

L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU-Genève, Omar Zniber, a appelé, vendredi à Genève, à faire de l’espace francophone un acteur de premier plan dans la gouvernance mondiale du numérique et de l’intelligence artificielle (IA), plaidant pour une approche fondée sur la souveraineté numérique, l’inclusion, l’éthique et la diversité linguistique, afin que cette révolution technologique profite à l’ensemble des États et des populations.

Intervenant à l’ouverture de la deuxième édition du Forum francophone de la gouvernance du numérique et de l’intelligence artificielle (FFGNIA2) , en sa qualité de président du Groupe des ambassadeurs francophones (GAF), M. Zniber a souligné que “l’espace francophone dispose d’atouts considérables pour répondre de manière efficiente” aux défis posés par les mutations numériques, estimant qu’il offre “un cadre idoine pour discuter des questions fondamentales et essentielles, en particulier celle de la souveraineté numérique”.

Relevant que cette dernière est “liée à l’appropriation et au contrôle des données, éléments centraux pour guider la gouvernance mondiale de l’IA dans le sens souhaité, c’est-à-dire au profit de tous”, il a appelé à renforcer la concertation au sein de l’espace francophone afin de mettre en commun les connaissances et les bonnes pratiques.

“En mettant en commun nos connaissances et nos bonnes pratiques, nous pouvons contribuer à construire au sein de l’espace francophone un écosystème numérique plus sûr, souverain et inclusif, capable de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux posés”, a-t-il affirmé.

L’ambassadeur a, par ailleurs, relevé que le numérique et l’IA redéfinissent profondément les économies, les administrations, les systèmes éducatifs et les services de santé, considérant que l’IA représente “une opportunité historique pour accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable, améliorer la qualité des services publics, stimuler la compétitivité de nos économies et favoriser l’inclusion sociale”.

Tout en mettant en avant les perspectives offertes par ces transformations en matière d’innovation, de croissance et de développement durable, il a insisté sur la nécessité de relever les défis liés à la protection des données personnelles, à la réduction de la fracture numérique, ainsi qu’aux questions d’éthique et de souveraineté numérique, désormais “au cœur des préoccupations de tous les États”.

Lors de cette séance d’ouverture, marquée par la participation notamment de la Secrétaire générale de l’Union internationale des Télécommunications (UIT), Doreen Bogdan Martin, et de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les Technologies, Amandeep Singh Gill, M. Zniber a insisté sur “l’impératif d’exploiter tout ce qu’offre l’IA pour assurer et consacrer la diversité linguistique au sein des instances internationales”, considérant cette diversité comme un facteur d’enrichissement du dialogue, du vivre-ensemble et de la compréhension mutuelle.

Organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) au Geneva Graduate Institute, ce forum francophone réunit décideurs publics, régulateurs, représentants d’organisations internationales, chercheurs, acteurs du secteur privé et membres de la société civile,

Tenu en amont de la Geneva Digital Week, événement majeur incluant le Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA, le Sommet mondial sur la société de l’information, et le Sommet mondial “AI for Good”, prévus du 6 au 10 juillet dans la cité lémanique, le FFGNIA2 vise à renforcer la contribution de l’espace francophone aux débats internationaux sur la gouvernance du numérique et de l’IA.

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