14è Festival Noujoum Gnaoua: Mehdi Elraji, Mohamed Maslouhi, Saïd Damir et Ismgan Aftas Aourir font vibrer Casablanca

Dpress
La Place des Nations Unies à Casablanca a vibré, jeudi soir, au rythme des sonorités gnaouies à l’occasion de la première grande soirée artistique de la 14è édition du Festival Noujoum Gnaoua, qui a offert au public un spectacle mêlant authenticité, spiritualité et fusion musicale.
La soirée a débuté par une parade depuis la place Ahmed El Bidaoui, avant de se poursuivre sur la scène principale avec une succession de prestations de Maâlems et de troupes représentant différentes écoles de cet art ancestral, dans une ambiance festive marquée par une forte affluence.
Le public a d’abord été transporté par les rythmes de Maâlem Mehdi Elraji, qui a interprété plusieurs morceaux, notamment El Bouhala et Ftouh Rahba, avant de laisser place à Maâlem Mohamed Maslouhi, dont la prestation a été marquée par l’interprétation de Baba Hemmou, Baria et Lalla Mimouna.
La scène a ensuite accueilli la troupe amazighe Ismgan Aftas Aourir, qui a proposé un spectacle mêlant musique amazighe et sonorités gnaouies dans une fusion artistique saluée par le public.
La soirée s’est achevée avec Maâlem Saïd Damir, qui a offert une prestation ponctuée notamment par les morceaux Nekcha et Oulad Ba Mbra, clôturant cette première soirée dans une ambiance de communion entre artistes et festivaliers.
Dans une déclaration à la MAP, la directrice du Festival, Chaimaa Laouina, a indiqué que cette 14è édition se distingue par plusieurs nouveautés, notamment la création d’un « village Gnaoua » destiné à faire découvrir au public la richesse de la culture gnaouie ainsi que l’artisanat traditionnel qui lui est associé.
Elle a également mis en avant l’organisation d’ateliers pour les enfants au sein de l’espace « Muhub », précisant que ces ateliers visent à initier les jeunes aux origines, aux traditions et aux rituels de l’art gnaoui afin d’en assurer la transmission aux nouvelles générations.
Mme Laouina a, en outre, souligné que cette édition réunit des Maâlems issus de plusieurs villes du Royaume, en associant de jeunes talents à des figures confirmées de cet art, dans le souci de préserver l’authenticité du patrimoine gnaoui tout en favorisant son renouvellement.
Pour sa part, Maâlem Hassan Sansi, alias Moussandaw, a salué les efforts déployés pour assurer la pérennité de ce festival depuis sa création, rendant hommage, par la même occasion, aux grands Maâlems qui ont marqué l’histoire de cet art, tout en mettant en avant l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes artistes, hommes et femmes, appelés à poursuivre cette tradition musicale et spirituelle.
Selon lui, l’engouement croissant du public pour l’art gnaoui témoigne de la vitalité de ce patrimoine et de son rayonnement grandissant au Maroc et au-delà.
Organisée en partenariat avec la Commune de Casablanca, Casa Event et Animation et GeniusaM, avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et de la Région Casablanca-Settat, et en coordination avec l’arrondissement de Sidi Belyout, cette 14è édition se poursuit jusqu’au 4 juillet avec une exposition consacrée au patrimoine gnaoui ainsi que des ateliers artistiques destinés aux enfants et aux jeunes à l’espace « Muhub ».
La deuxième soirée du festival, prévue vendredi, mettra à l’affiche Maâlem Mohamed Montari, Maâlem Houssin Bana, Maâlem Malibo et Mehdi Qamoum, tandis que la soirée de clôture réunira Maâlem Mohamed Amine, Maâlem Khalid Sanssi, Maâlem Mehdi Kardoudi, Maâlem Ismail Rahil, Mustapha Rahil ainsi que DJ Raman.



