Lisbonne : ouverture de la 2e édition du Congrès mondial de l’huile d’olive avec la participation du Maroc

Dpress
Les travaux de la deuxième édition du Congrès mondial de l’huile d’olive se sont ouverts, jeudi à Lisbonne, avec la participation de producteurs, de chercheurs, d’experts ainsi que de représentants de gouvernements, d’institutions internationales et d’entreprises privées de plusieurs pays, dont le Maroc, afin d’examiner les principaux défis et perspectives du secteur oléicole à l’échelle mondiale.
Le Royaume est représenté à cette conférence par une délégation comprenant notamment l’ambassadeur du Maroc au Portugal, Othmane Bahnini, et le directeur du développement des filières de production au ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Tawfik El Achchabi.
Organisé sur deux jours, ce congrès entend consolider son statut de principal rendez-vous international consacré à la chaîne de valeur de l’olive, en offrant un espace d’échange d’expériences et de connaissances, ainsi que de présentation des dernières innovations et tendances en matière de production durable, de recherche scientifique, de qualité de l’huile d’olive et des marchés internationaux.
La rencontre bénéficie du soutien de plusieurs institutions internationales, notamment le Conseil oléicole international, le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes et la Fondation pour le Diète méditerranéenne, ainsi que de plusieurs organismes publics et privés d’Espagne et du Portugal, en plus de partenaires du secteur privé actifs dans la production et la commercialisation de l’huile d’olive.
Dans une allocution d’ouverture, le ministre portugais de l’Agriculture et de la Mer, José Manuel Fernandes, a affirmé que l’avenir du secteur oléicole dépend de sa capacité à concilier innovation et préservation des traditions, insistant sur la nécessité de poursuivre les investissements dans les technologies et de renforcer la compétitivité ainsi que la durabilité de ce secteur stratégique.
« L’huile d’olive constitue l’un des piliers de la civilisation méditerranéenne et bénéficie d’une reconnaissance mondiale grâce à ses bienfaits pour la santé et à sa valeur culturelle », a déclaré le ministre, estimant que le renforcement de sa présence sur les marchés internationaux demeure tributaire de l’alliance entre innovation et préservation du patrimoine agricole.
Il a ajouté que le secteur est appelé à poursuivre la modernisation de ses méthodes de production, tout en nécessitant davantage d’investissements, le recours aux technologies modernes, le renforcement de sa compétitivité et la consolidation des principes de durabilité et de cohésion tout au long de la chaîne de valeur.
Le responsable portugais a souligné que la politique agricole commune de l’Union européenne ne devrait pas négliger les modèles ayant fait leurs preuves, affirmant que l’obtention de meilleurs résultats exige la mobilisation des ressources et des investissements nécessaires.
Il s’est également attardé sur les défis auxquels est confronté le secteur au niveau international, notamment le changement climatique, la gestion des ressources en eau et le développement durable, appelant à une réponse coordonnée à l’échelle internationale.
De son côté, le directeur exécutif du Conseil oléicole international, Jaime Lillo, a indiqué que si l’huile d’olive trouve ses racines historiques dans les pays du bassin méditerranéen, elle est aujourd’hui produite et consommée sur les cinq continents.
Après avoir rappelé que la production mondiale d’huile d’olive et d’olives de table a atteint des niveaux records, M. Lillo a relevé que cette performance intervient dans un contexte géopolitique particulièrement complexe. Il a ajouté que le Portugal est devenu une référence en matière de durabilité, de compétitivité et de gestion intelligente des ressources hydriques, mettant en avant les progrès réalisés par le pays dans le secteur oléicole.
Le programme du congrès comprend des sessions scientifiques et des tables rondes consacrées à l’adaptation au changement climatique, à la numérisation des exploitations agricoles, à l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la production agricole, à la qualité et à l’authenticité de l’huile d’olive, ainsi qu’à l’impact des mutations géopolitiques sur les marchés mondiaux, avec la participation d’experts internationaux, de responsables du Conseil oléicole international et d’institutions de recherche spécialisées.
La tenue de cette édition coïncide avec les réunions annuelles du Conseil oléicole international, notamment la 123e session du Conseil des membres et la réunion du Comité consultatif, dont les travaux ont été présidés par le Royaume du Maroc en sa qualité de président du Conseil au titre de l’année 2026.
Ces réunions ont été sanctionnées par la désignation du Maroc pour accueillir la 124e session du Conseil des membres du Conseil oléicole international, prévue en novembre prochain, ainsi que par l’adoption d’un ensemble de recommandations stratégiques et la définition des domaines d’action prioritaires visant à renforcer la durabilité du secteur oléicole mondial, à améliorer sa compétitivité et à accroître sa capacité à faire face aux défis climatiques et économiques.



