La Vision Royale pour une Afrique pacifique et stable mise en exergue lors de la Retraite de haut niveau sur la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique à Libreville

Dpress
La Vision Royale pour une Afrique pacifique, stable et prospère a été mise en avant, jeudi à Libreville, devant de la 17ème Retraite de haut niveau sur la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique.
Intervenant lors de cette rencontre organisée sous le thème “Favoriser le cessez-le-feu, le dialogue et la réconciliation pour une paix durable”, l’Ambassadeur, Représentant Permanent du Maroc auprès de l’Union africaine (UA) et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA-ONU), Mohamed Arrouchi, a souligné que sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a constamment placé l’Afrique au cœur de son action, à travers une vision fondée sur la solidarité agissante, la coopération Sud-Sud, le co-développement et la promotion d’une paix durable au service de la stabilité et de la prospérité du continent.
Fidèle à cette vision, le Royaume qui représente la région d’Afrique du Nord à cette réunion de haut niveau, a toujours privilégié le dialogue, la diplomatie préventive et la médiation comme voies privilégiées de règlement pacifique des différends, avec la conviction que les crises africaines appellent avant tout des réponses politiques fondées sur la concertation et l’anticipation, a indiqué M. Arrouchi.
Dans cet esprit, le Maroc continue de contribuer aux efforts africains et onusiens en faveur de la prévention des conflits, de l’accompagnement des processus politiques et de la consolidation de la stabilité, tout en soutenant le renforcement des capacités africaines dans les domaines de la paix, de la médiation et de la prévention des crises, a ajouté le diplomate marocain.
Par ailleurs, M. Arrouchi a relevé que cette Retraite constitue, au fil des années, un cadre important de réflexion stratégique sur les transformations des dynamiques sécuritaires et politiques sur le continent africain.
Cette rencontre, a-t-il expliqué, intervient dans un contexte continental marqué par la persistance de foyers de tension et de conflits, l’émergence de menaces sécuritaires de plus en plus complexes, ainsi qu’une pression croissante sur les mécanismes africains de prévention, de médiation et de gestion des crises.
Dans ce contexte, il a estimé que les crises africaines ne peuvent plus être appréhendées à travers des approches fragmentées ou exclusivement sécuritaires, mettant en avant l’interdépendance croissante entre gouvernance, développement, résilience institutionnelle et stabilité.
M. Arrouchi a, en outre, insisté sur l’importance de la diplomatie préventive, de la médiation et de l’anticipation des crises, considérant que ces mécanismes doivent demeurer au cœur de l’action africaine, notamment à travers une mobilisation plus systématique des mécanismes continentaux de prévention des conflits et d’alerte précoce.
Le Représentant Permanent du Maroc auprès de l’UA et de la CEA-ONU a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’articulation entre l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité (APSA) et l’Architecture Africaine de Gouvernance (AGA), afin de traiter les causes structurelles des crises et de consolider la résilience institutionnelle des États africains.
Il a, à cet égard, souligné que la stabilité durable du continent dépendra de la capacité des pays africains à accélérer l’intégration régionale et sous-régionale, à renforcer les chaînes de valeur africaines, à promouvoir la Zone de libre-échange continentale africaine et à consolider les espaces de coopération économique et sécuritaire.
M. Arrouchi a aussi affirmé que les transformations technologiques en cours, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, redéfinissent progressivement les paramètres de la paix, de la sécurité et de la gouvernance, notant que l’Afrique est appelée à renforcer ses capacités technologiques, scientifiques et humaines afin de tirer pleinement profit de ces évolutions et de réduire les vulnérabilités.
Il a rappelé que l’approche nexus entre paix, sécurité et développement, consacrée par la Déclaration de Tanger, demeure un cadre pertinent pour agir simultanément sur les manifestations des crises et leurs causes profondes.
Dans ce cadre, M. Arrouchi a formulé plusieurs recommandations, portant notamment sur l’accélération de l’opérationnalisation des mécanismes africains de prévention des conflits et de réponse rapide, le renforcement du Fonds pour la Paix de l’Union africaine, ainsi que le soutien aux projets nexus paix-sécurité-développement orientés vers la résilience socioéconomique, l’emploi des jeunes et la connectivité régionale.
Le diplomate marocain a également plaidé pour un renforcement de la participation des femmes dans les processus africains de médiation et de consolidation de la paix, ainsi que pour une implication plus structurée de la jeunesse africaine dans les mécanismes continentaux dédiés à la paix et à la médiation.
M. Arrouchi a enfin souligné que les mutations profondes que connaît le continent, ainsi que l’évolution rapide des facteurs de fragilité et d’instabilité, imposent une adaptation continue des outils africains de prévention des conflits et de médiation afin de préserver l’efficacité de l’action africaine face aux nouvelles réalités sécuritaires et politiques.
L’ouverture de cet événement de deux jours a été présidée par le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, en présence du Vice-Président du Gabon, Hermann Immongault, avec la participation notamment de membres du gouvernement gabonais, d’anciens présidents, ministres et membres de la communauté diplomatique, des représentants spéciaux, de Hauts Représentants et Représentants permanents du Président de la Commission de l’UA, ainsi que les Représentants du corps diplomatique accrédités à Libreville, dont l’Ambassadeur du Maroc, Abdellah Sbihi.



