Art et Culture

L’IRCAM célèbre la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement

Dpress

L’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) a organisé, jeudi à Rabat, une rencontre débat à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement, célébrée le 21 mai de chaque année.

Initiée par le Centre des études anthropologiques et sociologiques de l’Institut, cette rencontre, placée sous le thème “La transmission culturelle dans les sociétés amazighes”, a été marquée aussi par un hommage rendu à un parterre d’artistes.

Ainsi, les discussions ont porté sur les mutations sociales ayant affecté certains mécanismes de “la transmission culturelle”, entraînant la disparition de pratiques anciennes et l’émergence de nouvelles formes culturelles adaptées aux contextes actuels.

Dans ce sens, des chercheurs auprès de l’Institut ont présenté les conclusions de leurs études sur certaines situations et pratiques culturelles, tout en mettant l’accent sur l’importance de la transmission culturelle dans la reproduction des structures productrices de culture.

Les intervenants ont également évoqué les transformations qu’a connues le champ amazigh aussi bien dans le domaine des arts qu’en matière de transcription du patrimoine oral au cours des dernières années, mettant en avant la contribution de la société civile et des différentes parties concernées par ce processus de transcription.

Intervenant à cette occasion, le directeur du Centre des études anthropologiques et sociologiques de l’IRCAM, Moubarak Ounaïm, a indiqué que l’étude de la transmission culturelle nécessite l’adoption de mécanismes analytiques spécifiques, ajoutant que l’Institut entend développer des projets visant à mieux comprendre les mutations ayant contribué aux changements que connaissent les sociétés amazighes.

Il a, en outre, affirmé que certaines traditions demeurent encore présentes dans les sociétés amazighes, tandis que d’autres s’estompent à l’image de la danse “Taskiwin”, que le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication ainsi que plusieurs associations s’emploient activement à faire revivre.

De son côté, Rachid Tounfi, chercheur auprès de l’Institut, a expliqué que la transcription du patrimoine oral amazigh est passée de la phase des initiatives individuelles et associatives à celle des démarches institutionnelles, mettant en avant le rôle important joué par les associations civiles en la matière.

Tenue en présence du recteur de l’Institut Royal de la Culture Amazighe, Ahmed Boukouss, et de plusieurs chercheurs dans le domaine culturel amazigh, cette rencontre scientifique a rendu un hommage aux artistes Taraist Fatima Tazikit, Amdyaz Hha Oftou et Abdelkader Ajlil.

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