Colloque à Rabat sur les mécanismes de la résistance culturelle dans la bataille des récits à Al-Qods

Dpress
Les mécanismes de renforcement de la résilience et de soutien à la résistance culturelle des Maqdessis dans leur bataille des récits ont été au centre d’un colloque, organisé samedi à Rabat, dans le cadre de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL).
Lors de cette rencontre, organisée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif sur “le récit palestinien et la préservation de la présence arabo-islamique à Al-Qods”, les intervenants ont souligné l’importance fondamentale de consolider un récit palestinien enraciné dans l’histoire civilisationnelle de la Ville Sainte.
Ils ont appelé à remédier aux insuffisances de l’appareil médiatique et à la faiblesse de la production intellectuelle arabe, tout en mettant en avant le rôle central d’un discours global valorisant l’identité commune “islamo-chrétienne” et d’un récit “neutre” capable de réfuter les allégations historiques infondées de l’extrême droite israélienne.
Dans ce contexte, le directeur du département de cartographie à Beit Acharq à Al-Qods et auteur de l’ouvrage sur la colonisation dans la Ville Sainte, Khalil Tafakji, a souligné les efforts déployés par le Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, pour soutenir la résilience du peuple palestinien à travers l’appui aux secteurs de l’éducation, aux institutions sociales et aux opérations de réhabilitation urbaine, au moment où les Maqdessis sont interdits de construire dans la partie Est de la ville.
Après avoir mis en lumière la place centrale d’Al-Qods dans les trois religions à travers l’Histoire, M. Tafakji a abordé la contradiction des récits entre Palestiniens et Israéliens, pointant les mesures entreprises par Israël pour imposer son récit sur le terrain.
Dans le même cadre, il a alerté sur les tentatives de judaïsation à travers le changement des noms de rues et des lieux de l’arabe à l’hébreu, la modification démographique d’Al-Qods-Est occupée par la réduction de la proportion de la population palestinienne et la falsification du récit palestinien via le changement des programmes scolaires.
De son côté, l’écrivain et conseiller juridique Talal Abou Afifa a fait observer que la ville Sainte mène une bataille existentielle difficile et continue pour défendre son identité et son récit historique authentique face aux tentatives de transfiguration de la réalité.
Il a, à cet égard, salué les efforts et les positions de soutien du Maroc en faveur d’Al-Qods ainsi que les interventions directes et efficaces de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif en vue de renforcer la résilence des Maqdessis.
Il a également évoqué les tentatives d’effacement de l’identité culturelle de la ville Sainte, notamment à travers la fermeture des institutions culturelles et l’interdiction des activités de loisir pour les enfants, dans le but d’effacer les repères arabes, islamiques et chrétiens.
M, Abou Afifa a, en outre, réaffirmé l’engagement des intellectuels et de la société civile à œuvrer de façon continue en faveur de l’ancrage de l’appartenance nationale palestinienne dans la ville Sainte à travers diverses initiatives de terrain.
Il s’agit notamment d’actions visant à préserver le patrimoine immatériel, telles que la promotion du port d’habits traditionnels palestiniens et la sensibilisation des jeunes générations.
Le SIEL connaît cette année la participation de 891 exposants représentant le Maroc et 60 pays arabes, africains, européens, asiatiques et américains.



