FIDADOC 2026: l’alliance entre le subjectif et les enjeux sociaux fait la force d’un documentaire

Dpress
Les œuvres les plus marquantes du cinéma documentaire sont celles qui parviennent à articuler l’aspect subjectif avec des préoccupations sociales ou politiques fortes, a souligné le cinéaste congolais Nelson Makengo, membre du jury du 17e Festival international du film documentaire d’Agadir (FIDADOC).
Dans une interview à la MAP, M. Makengo a insisté sur l’importance de relier le politique, le narratif et l’intime au sein d’une proposition artistique, estimant que cette hybridation des registres fait la richesse et la singularité des œuvres présentées en compétition officielle et leur permet de résonner à la fois sur les plans individuel et collectif.
Le cinéaste considère ainsi que le documentaire est un espace privilégié de dialogue entre expérience personnelle et problématiques mondiales, où la subjectivité du réalisateur interroge des situations politiques, sociales ou humaines plus vastes.
« Le rôle du jury consiste alors à départager des films aux approches diverses mais complémentaires, afin de distinguer ceux qui se démarquent par leur force artistique et leur cohérence globale », a estimé M. Makengo, notant que l’enjeu est de refléter la diversité des sensibilités tout en maintenant une exigence artistique forte dans l’attribution des prix.
Il a ajouté que ce travail de délibération implique aussi de faire émerger une lecture d’ensemble des œuvres en compétition, afin d’en dégager les propositions les plus abouties sur le plan cinématographique.
Le cinéaste, lauréat du Prix du court-métrage pour son film « Nuit debout » lors du 12e FIDADOC, a par ailleurs mis en avant la qualité du travail de programmation du festival, qu’il décrit comme « attentif aux cinémas du monde », au-delà du seul champ africain, soulignant sa capacité à repérer des écritures variées et à proposer des œuvres issues de différentes sensibilités.
Il a également évoqué son expérience personnelle du festival, qu’il avait déjà fréquenté en tant que cinéaste primé, et qui lui permet aujourd’hui d’aborder la compétition avec un nouveau regard.
Selon M. Makengo, la reconnaissance obtenue dans un festival tel que le FIDADOC joue un rôle important dans le parcours des réalisateurs africains, estimant que celle-ci est un appui crucial qui permet à ces derniers de renforcer leur légitimité et crédibilité dans la défense de leurs projets à l’international.



