Canada: Les avancées du Maroc en matière de transition numérique soulignées lors d’un colloque international à Gatineau

Dpress
Les efforts déployés par le Maroc en matière de transition numérique ont été mis en avant, jeudi, lors d’un colloque international organisé dans la ville canadienne de Gatineau, au Québec.
Le Maroc dispose d’une vision « ambitieuse » et poursuit ses efforts de transition numérique, à même de renforcer la souveraineté numérique, la cybersécurité et la résilience face aux menaces émergentes, tout en faisant du digital un levier stratégique de modernisation de l’action publique et de compétitivité économique, a affirmé l’ambassadeur du Maroc au Canada, Souriya Otmani, qui s’exprimait à l’ouverture de la 8ème édition du colloque international sur la gouvernance, l’innovation, la cybersécurité et l’intelligence artificielle.
La stratégie numérique du Royaume prévoit la création de 50.000 emplois directs et une valeur ajoutée de 100 milliards DH d’ici 2030, a ajouté la diplomate lors de cette rencontre organisée par l’Université du Québec en Outaouais.
Le Maroc accorde, à cet égard, un intérêt particulier au développement et à l’encadrement de l’intelligence artificielle, qui constitue un moteur d’innovation et de croissance durable, a-t-elle ajouté, notant que cette dynamique positive que connaît le Royaume est le fruit d’une vision intégrée de la gouvernance numérique, portée notamment par la Stratégie Maroc Digital 2030, la Stratégie Nationale d’Intelligence Artificielle et la Stratégie Nationale de Cybersécurité 2030.
Dans cet élan, le Maroc s’appuie sur un écosystème en pleine expansion de centres de recherche, d’universités et de laboratoires spécialisés dans l’intelligence artificielle, la science des données et la cybersécurité, ainsi que sur le Centre « AI Movement », centre international de l’UNESCO, a dit Mme Otmani.
Sur le plan économique, le Maroc œuvre pour attirer les investissements, les centres d’excellence et les grands acteurs technologiques mondiaux, a indiqué l’ambassadeur, ajourant que cette ambition a permis au Maroc de se positionner comme un véritable trait d’union technologique entre l’Europe et l’Afrique, comme en témoigne l’initiative « très réussie » de GITEX Africa Morocco qui devient un rendez-vous annuel phare et incontournable en matière de Tech et Startup en Afrique, favorisant l’émergence de start-ups locales, ainsi que des opportunités d’affaires au profit notamment d’investisseurs, d’opérateurs économiques et des décideurs gouvernementaux et du secteur privé.
Le Royaume a su également renforcer ses partenariats internationaux en matière de digital, d’intelligence artificielle et de gouvernance des données, grâce à ses atouts et à la confiance dont il jouit, a affirmé la diplomate, ajoutant que le Maroc ambitionne de s’affirmer ainsi comme un pont numérique entre l’Europe et l’Afrique et comme un hub arabo-africain en matière d’intelligence artificielle et de cybersécurité.
Dans le cadre de son engagement en faveur de la coopération Sud-Sud, le Maroc œuvre pour une intelligence artificielle au service de la paix, de la sécurité et du développement durable en Afrique, tout en soutenant, notamment, la création d’un Fonds africain pour l’IA, la mise en place d’une stratégie panafricaine de collecte et de valorisation des données, et le lancement d’un programme massif de formation pour structurer une élite africaine en IA, a dit l’ambassadeur.
Ce colloque, qui a connu la participation de plusieurs professeurs universitaires marocains, a porté sur plusieurs thématiques dont « L’évolution de la menace en cybersécurité à l’ère de l’IA », « La sécurité de l’information dans une institution financière, de la théorie académique à la réalité ! » et « L’IA, nouvel angle mort de la cybersécurité ? ».
Cette rencontre internationale vise à mettre en lumière les récents développements et défis en matière de gouvernance et de cybersécurité, d’IA et d’innovation, et d’examiner l’impact de la gouvernance sur la gestion des risques, la performance et la création de valeur dans un contexte numérique.
Les intervenants ont discuté notamment des relations entre gouvernance et innovation afin de soutenir la continuité, la résilience et la compétitivité des organisations ainsi que des effets globaux de l’innovation (mondialisation, intelligence économique, régulation des plateformes numériques) sur les mécanismes de gouvernance publique et privée.



