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Conseil des ministres arabes de l’Environnement: le Maroc souligne l’importance de l’action arabe et de la contribution aux initiatives de renforcement de la résilience climatique

Dpress

Le Maroc a réaffirmé son engagement en faveur de l’action arabe commune dans le domaine de l’environnement, ainsi que sa volonté de contribuer aux initiatives et projets visant à renforcer la résilience et à réaliser un impact tangible sur la vie du citoyen arabe.

Cette position a été exprimée jeudi au Caire lors de la 37e session du Conseil des ministres arabes chargés de l’Environnement, par la délégation marocaine qui a souligné l’importance de renforcer la coopération arabo-africaine ainsi que la coopération Sud-Sud, notamment pour lutter contre la désertification et la sécheresse, garantir la sécurité hydrique et alimentaire, protéger les écosystèmes et partager les expériences réussies conformément au principe de solidarité entre les pays du Sud.

À cet égard, le Royaume estime que les défis auxquels est confrontée la région arabe imposent de renforcer la coopération arabe ainsi que l’échange d’expertises, de connaissances et de technologies, particulièrement dans les domaines de la lutte contre la désertification et la sécheresse, de la restauration des terres, de la gestion durable des pâturages, des systèmes d’alerte précoce, de la gestion de l’eau et des solutions fondées sur la nature, outre la mobilisation des financements climatiques et environnementaux, de faciliter l’accès aux ressources financières internationales et de soutenir le transfert de technologies ainsi que le renforcement des capacités  afin de permettre aux pays d’ériger les défis communs en opportunités de développement, d’investissement et d’innovation.

Dans ce contexte, le Maroc considère que la 31e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, prévue à Antalya dans les semaines à venir, constitue une étape supplémentaire pour renforcer l’action internationale en matière d’adaptation, de financement et de renforcement de la résilience.

La délégation marocaine a souligné que le choix de la durabilité des zones de pâturage et du renforcement de la résilience en tant que thème de cette session reflète l’importance croissante de ces écosystèmes dans la région arabe, face aux pressions accrues liées au changement climatique, à la pénurie d’eau, à la sécheresse, à la dégradation des terres et à la perte de biodiversité.

Dans ce contexte, le Maroc accorde une importance capitale aux terres pastorales, qui couvrent une vaste superficie dépassant les deux tiers du territoire national en ce sens que l’élevage constitue un pilier fondamental de l’activité économique et sociale des populations des zones pastorales du fait que l’activité pastorale étant la principale source de subsistance pour les habitants de ces régions.

Compte tenu de l’importance majeure de ces terres, le Royaume a œuvré au développement des différents maillons des filières de production animale et a programmé plusieurs projets pour la mise en valeur et l’aménagement des terres pastorales, ainsi que pour le développement des filières de la viande rouge, du lait et de l’élevage camelin.

Parallèlement à ces initiatives et programmes de développement, le Royaume a œuvré à l’adoption d’un cadre juridique pastoral adapté aux profondes mutations qu’ont connues les terres de parcours, le but étant d’organiser la transhumance, mettre en place des mécanismes de gestion durable des ressources pastorales et d’encourager les éleveurs ainsi que leurs organisations professionnelles à s’impliquer activement dans le développement du secteur, afin de garantir l’amélioration des conditions de production et de vie, et contribuer à alléger les charges pesant sur les populations locales, notamment en période de sécheresse.

La délégation marocaine a indiqué aussi que le renforcement de la résilience nécessite de passer de la gestion des crises à l’anticipation, à la prévention, à l’adaptation et à l’investissement dans la durabilité des ressources naturelles, notant que, conformément aux Hautes Orientations Royales, le Maroc poursuit la mise en œuvre de politiques et de stratégies intégrées dans les domaines du climat, de l’eau, de l’énergie, de la biodiversité et de la lutte contre la dégradation des terres.

Elle a conclu que la durabilité des zones de pâturage ne constitue pas seulement un enjeu environnemental, mais un investissement dans la sécurité alimentaire et hydrique, dans les moyens de subsistance des populations ainsi que dans la stabilité économique et sociale de la région arabe.

Le Maroc a pris part à la 37e session du Conseil des ministres arabes chargés de l’Environnement, avec une délégation conduite par l’ambassadeur du Royaume en Égypte et son représentant permanent auprès de la Ligue des États arabes, Mohamed Ait Ouali, et composée notamment d’Ikram Belaarbi, secrétaire des Affaires étrangères auprès de la représentation du Royaume auprès de la Ligue des États arabes, et Nosra El Ghayati, cheffe de la division de la coopération internationale au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

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