Législatives 2026: la convergence territoriale et la prospérité partagée au cœur des enjeux

Dpress
Les Législatives du 23 septembre interviennent à un moment charnière pour le Maroc, marqué par une dynamique de développement tous azimuts, avec pour principal enjeu de faire en sorte que cet élan se traduise par une véritable convergence territoriale et une prospérité partagée au profit de l’ensemble des citoyens, a souligné l’universitaire et politologue Cherkaoui Roudani.
« Les prochaines Législatives devront être analysées bien au-delà de la seule compétition entre partis politiques », a-t-il affirmé dans un entretien accordé à la MAP, relevant que cette échéance intervient à un moment clé où le Royaume gagne davantage en attractivité et en positionnement international.
L’enjeu du prochain cycle politique sera, selon lui, de faire en sorte que cette dynamique soit vécue avec la même intensité dans l’ensemble des régions. « C’est là que se situe la dimension profondément stratégique de cette échéance », a-t-il dit.
De l’avis du politologue, le prochain cycle électoral devra précisément répondre à cet enjeu, en veillant à consacrer la justice territoriale, l’accès aux services publics, à l’emploi, à l’éducation et à la santé, la mobilité sociale et l’égalité réelle des chances, a-t-il poursuivi.
M. Roudani a, par ailleurs, estimé que la confiance en l’action politique constituera l’un des enjeux déterminants de ces élections, en ce sens qu’il ne s’agira pas uniquement de déterminer quelle majorité sortira des urnes, mais de faire en sorte que le prochain cycle politique rapproche l’offre partisane des aspirations de la société et produise des résultats perceptibles.
À ce titre, « la légitimité électorale devra être adossée à une légitimité par l’action, la proximité et le résultat », a-t-il insisté.
Le politologue a, également, mis en avant la participation des jeunes en tant qu’enjeu majeur de cette échéance électorale, avec une génération plus connectée, plus informée et plus exigeante, qui arrive dans l’espace public avec des attentes ne correspondant plus nécessairement aux formes traditionnelles de mobilisation partisane.
L’emploi, l’éducation, la santé, la mobilité sociale, l’accès au logement et la participation à la prise de décision sont autant d’attentes qui structurent le rapport de cette jeunesse aux acteurs politiques, a-t-il fait observer.
« Le défi n’est plus simplement de demander aux jeunes de participer, mais de leur démontrer que leur participation peut réellement modifier leur trajectoire sociale et professionnelle », a-t-il dit.
Concernant la représentativité des femmes, il a estimé que cette question doit être abordée « au-delà de la représentation numérique », puisque l’enjeu réside dans leur accès effectif aux centres de décision, leur influence sur les politiques publiques et leur pleine participation à la création de richesses et à la transformation économique et sociale du pays.
Rappelant que le Royaume se projette vers 2030 et au-delà avec de grandes ambitions industrielles, infrastructurelles, africaines et internationales, M. Roudani a indiqué que la puissance nationale ne se mesure pas seulement à ce qu’un pays construit ou projette à l’extérieur, mais aussi à sa capacité à réduire les disparités et à faire de chaque territoire et de chaque citoyen un acteur de sa trajectoire.
« Le Maroc a réussi à changer d’échelle; il doit maintenant réussir à changer d’équilibre », a fait remarquer M. Roudani, estimant que le véritable enjeu des prochaines Législatives est de passer « d’un Maroc à deux vitesses à un Maroc de convergence ».
Il importe ainsi de mettre le temps politique, le temps social et le temps territorial au diapason du temps stratégique du Royaume et de faire en sorte que la puissance acquise par le Maroc se traduise en progrès vécu par l’ensemble des Marocains, a-t-il conclu.



