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À l’ONU, Mme Seghrouchni plaide pour une approche spécifique de l’IA alignée sur les priorités nationales

Dpress

La ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Mme Amal El Fallah Seghrouchni, a souligné mardi à New York l’importance d’une approche spécifique de l’intelligence artificielle (IA), alignée sur les priorités nationales de chaque pays.

Intervenant lors du débat de haut niveau sur l’intelligence artificielle open source au service du développement numérique, tenu dans le cadre de la Semaine des logiciels libres des Nations Unies 2026, co-organisée par le Maroc du 22 au 26 juin au siège de l’ONU, Mme Seghrouchni a souligné que les pays ne doivent pas se contenter d’adopter les technologies existantes.

Il est nécessaire, a-t-elle plaidé, de développer les compétences, les écosystèmes de données, les infrastructures et les cadres de gouvernance nécessaires pour concevoir, adapter, déployer et sécuriser des solutions d’IA alignées sur leurs priorités nationales.

Cette vision, a souligné la ministre, s’inscrit pleinement dans la feuille de route “AI Made in Morocco 2030”, qui vise à renforcer la capacité du Royaume à produire des solutions d’intelligence artificielle fiables, souveraines et adaptées aux réalités locales.

Mme Seghrouchni a également mis en avant le rôle de l’IA open source dans la prise en compte des spécificités linguistiques et culturelles, notamment pour l’arabe, la darija marocaine, l’amazigh, le français et l’anglais, tout en favorisant le développement de modèles plus efficients et spécialisés lorsque les contraintes de calcul l’exigent.

Elle a, dans ce cadre, souligné l’importance d’initiatives telles que les Instituts Al Jazari, conçus pour créer des passerelles entre les universités, les startups, les institutions publiques et les acteurs du secteur privé autour de l’intelligence artificielle appliquée, de la robotique et de l’innovation technologique ouverte, en adéquation avec les priorités des territoires.

La réunion a également été l’occasion pour Mme Seghrouchni de mettre en lumière les progrès réalisés par le Royaume en matière d’écosystème entrepreneurial, d’infrastructures de données et de calcul, ainsi que la coopération développée avec plusieurs partenaires internationaux.

Elle a notamment cité, à cet égard, la coopération avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le cadre de l’initiative Digital for Sustainable Development (D4SD), qui contribue à positionner le Maroc comme un hub régional de l’innovation numérique responsable, ouverte et souveraine.

“L’open source n’est pas seulement un modèle technique, mais également un levier essentiel de transparence, d’explicabilité, de confiance, de souveraineté numérique et de coopération internationale”, a soutenu la ministre.

Elle a souligné qu’à travers la stratégie Digital Morocco 2030, “le Royaume réaffirme son engagement en faveur du développement de technologies numériques ouvertes, sécurisées et responsables, au service des citoyens, des administrations publiques, de la compétitivité économique et du développement durable en Afrique, dans le monde arabe et au-delà”.

Cette rencontre a réuni des responsables gouvernementaux et des partenaires internationaux afin d’échanger leurs expériences sur la manière dont les technologies open source peuvent accélérer la transformation numérique, renforcer les écosystèmes d’innovation et soutenir le développement durable.

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