Art et Culture

Meknès : Le FICAM fait partie des festivals qui transforment le cinéma d’animation arabe

Dpress

Le Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM), dont la 24è édition (15-20 Mai) a mis à l’honneur les nouvelles générations qui réinventent aujourd’hui les langages visuels, les récits et les expériences immersives, fait partie de ces manifestations qui sont en passe de transformer le cinéma d’animation dans le monde arabe, ont affirmé, mercredi, des auteurs, éditeurs et cinéastes.

Le FICAM, le festival égyptien ANIMATEX et le festival Beirut Animation Nights sont de ”véritables moteurs de transformation” du cinéma d’animation arabe, qui a connu ces quinze dernières années des sauts quantitatif et qualitatif, a estimé Youhana Nassif, fondateur et directeur d’ANIMATEX, le plus grand festival d’animation d’Égypte.

Après avoir noté que ces rendez-vous constituent de véritables plateformes d’échange et d’interaction entre professionnels et jeunes réalisateurs, Youhana Nassif a souligné, toutefois, que le secteur demeure confronté à d’importants défis en lien notamment avec l’absence de l’appui institutionnel, le manque de financements pérennes et l’insuffisance des marchés locaux.

Un appui institutionnel régulier et organisé est de nature à aider les réalisateurs de bandes dessinées, notamment les jeunes, à produire leurs films au lieu de rester dépendants de la publicité, comme c’est le cas en Egypte, a-t-il plaidé.

De son côté, Mohamed Ghazala, cinéaste et directeur du Festival international du film étudiant d’Effat en Egypte, a souligné que le monde arabe foisonne de contes et d’histoires à caractère religieux, historique ou social susceptibles d’être transformés en films d’animation, ajoutant que ces histoires sont en général porteuses de messages et d’enseignements.

Il a indiqué que ”Bilal”, inspiré de l’histoire vraie de Bilal ibn Rabâh, est le film arabe qui a eu le plus grand succès mondial avec une projection dans plusieurs évènements internationaux, estimant que d’autres histoires similaires, comme celle d’Ibn Battouta, pourraient inspirer un film d’animation grandiose de dimension mondiale.

”La vie de cet explorateur peut faire l’objet d’un film qui part du Maroc pour atteindre l’ensemble du monde”, a dit Ghazala, aussi auteur et éditeur des ouvrages ”L’animation dans le monde arabe” et ”L’animation en Afrique”.

Le Festival International de Cinéma d’Animation de Meknès (FICAM), organisé par la Fondation Aïcha en partenariat avec l’Institut français du Maroc à Meknès, se penche cette année sur les enjeux de l’industrie de l’animation à travers son Forum des Métiers du Film d’Animation.

Ce forum a réuni étudiants, professionnels, studios, producteurs et institutions autour de quatre conférences consacrées aux défis structurants du secteur.

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