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Interview avec Lex Delles, ministre luxembourgeois de l’Economie, des PME, de l’Energie et du Tourisme

Dpress

Le ministre de l’Economie, des PME, de l’Energie et du Tourisme du Luxembourg, Lex Delles, a accordé une interview à la MAP en amont de sa visite de travail au Maroc, prévue du 4 au 7 mai prochain, à la tête d’une mission économique de haut niveau composée d’une vingtaine d’entreprises opérant dans divers secteurs d’activité.

Dans cet entretien, le ministre dresse un état des lieux de la coopération économique bilatérale et évoque les perspectives de développement du partenariat entre le Maroc et le Luxembourg, ainsi que les opportunités de coopération entre les milieux d’affaires des deux pays.

Quelles retombées concrètes attendez-vous de cette visite au Maroc ?

Cette mission économique vise avant tout à consolider les liens existants entre les entreprises luxembourgeoises et marocaines. Il s’agit de favoriser des mises en relation directes, ciblées et qualifiées entre acteurs économiques, afin de créer un cadre propice à l’émergence de partenariats concrets.

La mission a également pour objectif d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de coopération, notamment dans des secteurs en forte croissance tels que les infrastructures, l’industrie, les technologies ou les services, où des complémentarités existent clairement entre les deux écosystèmes.

Enfin, un enjeu essentiel réside dans l’après‑mission. L’ambition est de mettre en place les bases d’un suivi structuré, en s’appuyant notamment sur le Luxembourg Trade and Investment Office de Casablanca et les partenaires institutionnels comme la Chambre de Commerce du Luxembourg, afin de concrétiser les échanges engagés.

Quel est aujourd’hui l’état des relations économiques entre le Luxembourg et le Maroc ?

Les relations économiques entre les deux pays sont en progression constante, même si elles n’ont pas encore atteint tout leur potentiel. Cette dynamique repose sur une complémentarité claire entre nos deux économies : le Maroc s’affirme comme une plateforme d’accès aux marchés africains, tandis que le Luxembourg joue le rôle de porte d’entrée vers l’Europe et hub financier.

Les perspectives de développement sont réelles et reposent avant tout sur une intensification des échanges entre entreprises, en particulier entre PME, ainsi que sur une meilleure exploitation des cadres de coopération existants, qu’ils soient institutionnels, économiques ou financiers.

L’enjeu pour les prochaines années sera surtout de transformer les opportunités identifiées en projets structurés et durables, portés par des acteurs économiques engagés et accompagnés dans la durée. C’est précisément dans cette logique pragmatique et orientée vers des résultats concrets que s’inscrit notre coopération avec le Maroc.

L’accent sera-t-il mis sur des secteurs prioritaires communs aux deux pays ?

La diversité de la délégation économique luxembourgeoise qui participe à la mission reflète notre approche multisectorielle. Concrètement, il s’agit de renforcer les partenariats entre entreprises, en particulier entre PME, afin de favoriser des projets communs et créateurs de valeur sans focus sur un secteur en particulier.

L’objectif est de transformer les échanges entre entreprises en coopérations durables, fondées sur la complémentarité des deux économies et orientées vers des résultats concrets.

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