Législatives 2026 : Le renforcement de la participation politique des femmes, un enjeu majeur dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra

Dpress
À l’approche des Législatives du 23 septembre, la place des femmes dans le processus électoral s’impose comme un enjeu majeur dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, où la mobilisation des électeurs se distingue par des taux élevés de participation au vote et où les femmes jouent un rôle majeur dans la vie publique et le développement territorial.
Cette dynamique repose sur plusieurs leviers juridiques et institutionnels visant à consolider la représentation féminine, notamment les dispositifs favorisant leur candidature et le Fonds d’appui pour la promotion de la représentativité des femmes, qui contribuent à renforcer leur présence dans la vie politique.
Dans ce cadre, Rabab Eddah, militante des droits de l’Homme, a estimé que ces Législatives constituent une étape importante pour évaluer la participation électorale, de manière générale, et la représentation des femmes, en particulier.
Dans une déclaration à la MAP, Mme Eddah a relevé que les provinces du Sud se sont distinguées lors des dernières élections par des taux de participation parmi les plus élevés au niveau national, avec plus de 66% dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra et 58% dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, estimant que ces chiffres traduisent un engagement inébranlable des populations locales dans le processus électoral.
Elle a, toutefois, souligné que ces taux élevés doivent désormais se traduire par une forte présence de femmes capables de jouer un rôle majeur dans la vie politique, d’influencer les choix et orientations et de contribuer à l’évolution du paysage politique.
À cet égard, Mme Eddah a souligné les avancées accomplies par le Maroc ces dernières années en matière d’autonomisation des femmes, considérant que les mesures adoptées ont favorisé une participation plus soutenue dans divers domaines et instauré les conditions nécessaires à leur accès aux postes de responsabilité.
Elle a, d’ailleurs, émis le vœu de voir les prochaines Législatives enregistrer de meilleurs résultats en termes de participation et de représentation féminines, soulignant que le principal défi réside dans le passage de la présence numérique des femmes sur les listes électorales à l’accès effectif aux postes de décision.
Elle a notamment rappelé les acquis juridiques et institutionnels en matière de représentation féminine, en particulier la réservation des circonscriptions électorales régionales, auparavant mixtes, aux seules candidatures féminines, considérant que de telles mesures constituent un acquis majeur susceptible de favoriser l’accès des femmes aux mandats électifs et aux postes de prise de décision.
De son côté, Leila Adaaiche, experte en autonomisation économique et en communication, a mis en avant la nécessité de renforcer les capacités des femmes dans les domaines politique et électoral, soulignant les efforts importants déployés à cet effet.
Mme Adaaiche a, par ailleurs, indiqué que le Fonds d’appui pour la promotion de la représentativité des femmes a accompagné plusieurs associations dans la formation et le renforcement des capacités des femmes dans le domaine politique, estimant que la participation de la gent féminine à la vie politique et électorale constitue un pilier majeur du processus d’édification d’une société démocratique.
Mme Adaaiche a néanmoins relevé la persistance de plusieurs défis, notamment la faiblesse du soutien de certains partis politiques aux femmes, l’insuffisance des ressources financières ainsi que certains obstacles d’ordre culturel et social.
Pour y faire face, elle a appelé à la fédération des efforts de l’ensemble des acteurs en vue de renforcer les capacités des femmes dans le domaine politique, à travers l’autonomisation et la formation, tout en favorisant leur intégration au sein des structures organisationnelles dirigeantes.



