Les femmes de la région Dakhla-Oued Eddahab : Un rôle à consolider lors des législatives du 23 septembre

Dpress
Actrice agissante dans la vie sociale et publique, la femme de la région Dakhla-Oued Eddahab a progressivement conforté sa présence sur la scène politique et électorale, avec une implication de plus en plus visible au sein des instances élues.
Les législatives de 2026 viennent, en effet, remettre sous les feux des projecteurs ce constat et, surtout, les défis qui l’accompagnent : capitaliser sur les acquis en matière de représentativité, favoriser l’émergence de nouvelles compétences féminines et faire évoluer leur présence d’une logique purement quantitative vers une participation effective à la prise de décision.
Cette dynamique revêt une dimension toute particulière à Dakhla-Oued Eddahab où les femmes ont toujours assumé un rôle majeur dans les différentes sphères de la vie familiale, sociale et publique.
Dans une déclaration à la MAP, Mariam Ahl Kouri, une militante associative, a souligné que la présence féminine dans la vie politique et électorale régionale a connu une évolution « importante et notable » ces dernières années, dans le prolongement naturel de la place dont la femme a toujours bénéficié au sein de la société sahraouie.
Cette progression doit désormais franchir un nouveau cap en passant d’une logique de présence quantitative à une participation « qualitative et influente », a-t-elle estimé, notant que la femme est appelée à être non seulement représentée dans les conseils élus, mais aussi à être pleinement associée à la prise de décision et à l’élaboration des politiques publiques.
Pour Mme Ahl Kouri, les priorités des femmes de la région évoluent également au rythme des transformations économiques et de la dynamique de développement que connaît Dakhla-Oued Eddahab. Elles concernent notamment l’accès à l’emploi, à la formation et aux mécanismes de soutien, ainsi qu’une implication accrue des jeunes femmes dans les secteurs économiques émergents.
Elle a également insisté sur l’importance de l’encadrement et de la formation politiques, ainsi que sur le rôle des partis politiques, des conseils élus et de la société civile dans l’accompagnement des compétences féminines et leur encouragement à prendre part aux différentes échéances électorales.
De son côté, Mme Doucha Bekkar, journaliste à la radio régionale de Dakhla, qui a relevé une présence accrue de la gent féminine au sein des différents conseils locaux et régionaux, a mis en avant certains défis liés à la participation politique des femmes, dont la nécessité de poursuivre les efforts visant à favoriser leur implication dans la vie politique et à renforcer leur présence au sein des formations politiques.
« L’enjeu majeur consiste désormais à aller au-delà de la représentativité pour favoriser une participation effective et influente des femmes », a-t-elle souligné, mettant l’accent sur l’importance de renforcer leur contribution à l’élaboration des programmes, à la prise de décision et à la gestion des affaires locales.
Mme Bekkar a estimé également qu’au-delà du nombre de sièges occupés, la dynamique électorale de 2026 pose la question de la qualité de la participation féminine et de la capacité des femmes à peser davantage dans la décision publique.



