Biennale de Venise: Le Maroc affirme sa place sur la scène culturelle mondiale tout en consolidant son identité

Dpress
Grâce à la Vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a affirmé sa place sur la scène culturelle mondiale tout en consolidant son identité nationale, a indiqué vendredi le commissaire du Pavillon du Royaume à la 61e Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise, Mohamed Benyacoub.
Le Maroc, qui érige la culture en levier de développement social et humain, place les arts et les artistes au cœur du projet de société, a ajouté M. Benyacoub à l’occasion de l’inauguration du Pavillon marocain par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, sur Hautes Instructions de SM le Roi.
“L’émergence du Royaume se fait en résonance avec ses racines plurielles, sa culture et le dynamisme de sa jeunesse”, a-t-il dit, relevant que la multiplication des musées, des écoles, des Instituts des beaux-arts et des galeries va de pair avec la protection des droits des créateurs et l’instauration d’un véritable écosystème des arts plastiques et visuels.
Le Pavillon du Maroc, à travers le projet “Asǝṭṭa” de l’artiste Amina Agueznay et de la curatrice Meryem Berrada, incarne la vision propre au Royaume tournée vers les racines, les spécificités locales et l’ensemble des composantes de la société pour imaginer un avenir prospère, mais également durable, inclusif et résilient, a-t-il estimé.
Selon lui, l’œuvre présentée met en lumière la richesse du patrimoine national tant matériel qu’immatériel, ainsi que l’importance des pratiques quotidiennes, des savoirs et des savoir-faire artisanaux, et leur association intime avec l’imagination et la créativité des artistes.
Pour sa part, le président de la Fondation nationale des musées (FNM), Mehdi Qotbi, qui a présidé le jury ayant retenu le projet “Aseṭṭa”, a mis en avant la grande portée de la présence marocaine au cœur du site historique de l’Arsenale à la Cité des Doges.
Il a mis l’accent, dans ce contexte, sur le rayonnement considérable de la culture nationale sous l’impulsion de SM le Roi, tout en se félicitant de la large adhésion que suscite le pavillon marocain.
Dans une déclaration à la MAP, Mme Agueznay a expliqué que le projet “Asetta” signifie le métier à tisser en amazigh, précisant qu’il s’agit d’une installation immersive où plus de 160 artisanes tisseuses ont travaillé, principalement dans le tissage du tapis, la broderie, le perlage, le travail de la vannerie et le crochet.
Le projet se présente sous le concept d’une membrane qui enveloppe autant l’espace que le visiteur, a noté l’artiste, ajoutant que “dans cette membrane, il y a ce qu’on appelle en arabe +Al-ataba+, des seuils qui nous entraînent dans des aventures pour nous permettre de vivre plusieurs expériences”.
Mme Aguenzay s’est réjouie d’avoir été retenue pour porter “ce projet ambitieux et de grande envergure”, savamment réalisé par une équipe principalement féminine, l’objectif étant la transmission de l’artisanat traditionnel et la continuité du métier traditionnel.
Dans une déclaration similaire, Mme Berrada a affirmé que le projet “Aseṭṭa” rend hommage à la tradition ancestrale marocaine de tissage. “Il représente bien plus que l’objet lui-même. C’est toute la spiritualité et l’expérience de tissage qui en découlent”, a-t-elle dit.
Fondée en 1895, la Biennale d’art de Venise est l’un des événements les plus prestigieux de la scène artistique internationale. Organisée tous les deux ans, en alternance avec la Biennale d’architecture, elle constitue un rendez-vous incontournable du monde de l’art.



