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Rabat: Session de formation sur l’administration judiciaire moderne

Dpress

Une session de formation dédiée à l’administration judiciaire moderne s’est ouverte, mercredi à Rabat, à l’initiative de l’Institut supérieur de la magistrature, au profit des nouveaux responsables judiciaires.

Cette session de deux jours porte sur les transformations que connaît l’administration judiciaire moderne, fondée sur la gestion axée sur les résultats, ainsi que sur les modalités d’élaboration du plan stratégique du tribunal, de l’évaluation des performances des magistrats, de la gestion financière des tribunaux, de l’amélioration de l’efficacité judiciaire et de la rationalisation du temps judiciaire.

Le programme de cette formation aborde, également, les questions liées à la gestion des ressources humaines et financières, à l’organisation des audiences, à l’utilisation des tableaux de bord et des applications informatiques, ainsi qu’à la gestion du courrier et des archives et à la coordination entre l’environnement interne et externe du tribunal, explique le directeur général de l’Institut supérieur de la magistrature, Abdelhanine Touzani.

Intervenant à cette occasion, M. Touzani a mis en avant le rôle du responsable judiciaire qui n’est pas appelé à se limiter à la gestion des affaires courantes, mais à exercer un rôle de leadership lui permettant de comprendre son institution, de déterminer ses priorités et de promouvoir une culture du travail collectif et de la responsabilité partagée.

De son côté, le Premier président de la Cour de Cassation, Président délégué du Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire (CSPJ) Mohamed Abdennabaoui a fait observer que les nouvelles missions des responsables judiciaires sont multiples et variées et exigent une ouverture sur l’environnement professionnel, une supervision rigoureuse du fonctionnement du tribunal, ainsi que le suivi, l’encadrement et l’orientation des magistrats.

Dans une allocution lue en son nom par le membre du Conseil, Younes Zouhri, M. Abdennabaoui a appelé les participants à cette session de formation à s’engager de manière positive et sérieuse dans le processus de modernisation relatif à la numérisation des jugements et des procédures, en vue de concrétiser le projet du tribunal numérique.

Le responsable judiciaire a précisé que le Conseil, en coordination avec le ministère de la Justice, œuvre, selon un plan d’action clair assorti d’échéances précises, au développement et à l’amélioration de plusieurs programmes et applications informatiques destinés à la rédaction des décisions judiciaires et à en faciliter l’utilisation par les magistrats, précisant que ces outils font actuellement l’objet d’expérimentations dans certains tribunaux pilotes.

Pour sa part, le Procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du Ministère public, Hicham Balaoui, a affirmé que cette session s’inscrit dans une démarche institutionnelle visant à faire de la formation un levier essentiel pour améliorer les performances judiciaires et administratives, renforcer les capacités de gestion et de leadership des responsables judiciaires et leur fournir les outils et mécanismes nécessaires à l’exercice de leurs responsabilités, selon une approche moderne tenant compte des spécificités du service public judiciaire.

Dans une allocution lue en son nom par le chef de la division des ressources humaines à la Présidence du Ministère public, Azzeddine El Mahi, M. Balaoui a indiqué que le responsable judiciaire ne se limite pas à l’accomplissement des tâches quotidiennes, mais assume une responsabilité plus large portant sur la mise en place des conditions nécessaires au bon fonctionnement du service, l’organisation du travail, la mobilisation des ressources humaines, le suivi des résultats et le traitement des difficultés.

L’accès à des fonctions de responsabilité nécessite de prendre pleinement en considération la nature de ce nouveau rôle et les exigences qu’il impose, notamment un équilibre rigoureux entre les missions judiciaires et administratives, entre la gestion des besoins immédiats et l’anticipation des exigences futures, ainsi qu’entre le respect des règles et procédures en vigueur et la recherche de moyens permettant de développer les méthodes de travail et d’en améliorer le rendement, a relevé le responsable.

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