La non-reconduction du mandat de la Minurso conforte la dynamique des soutiens internationaux à l’initiative marocaine d’autonomie (Cherkaoui Roudani)

Dpress
La non-reconduction par le Conseil de sécurité des Nations Unies du mandat de la Minurso est une évolution majeure qui conforte la dynamique des soutiens internationaux à l’initiative marocaine d’autonomie pour le règlement définitif du différend régional autour du Sahara marocain, a affirmé le politologue Cherkaoui Roudani.
Dans une déclaration à la MAP, M. Roudani a souligné que cette nouvelle séquence modifie les paramètres institutionnels dans lesquels s’inscrivaient les consultations internationales autour de la question du Sahara marocain, précisant que « l’initiative marocaine d’autonomie de 2007 a acquis une place centrale dans cette évolution diplomatique, confortée par la résolution 2797 de 2025 ».
Pour le Royaume, a-t-il poursuivi, ce développement accompagne une dynamique déjà engagée aux niveaux bilatéral et régional, autour de l’autonomie sous souveraineté marocaine.
« Le Maroc inscrit cette évolution dans une perspective de règlement définitif fondée sur l’autonomie sous sa souveraineté, tout en affirmant sa volonté de transformer les modalités de traitement international de la question du Sahara », a-t-il expliqué.
Dans ce sens, le politologue a affirmé que le communiqué du Cabinet Royal du 30 octobre marque « une inflexion majeure » dans le traitement international de la question du Sahara marocain, ajoutant qu’en prenant acte de la non-reconduction de la Minurso, le Royaume, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, ouvre une séquence diplomatique qui remet en question la pérennité d’un dispositif conçu en 1991 dans un environnement diplomatique dont les paramètres ont profondément évolué.
« Trente-cinq années de présence onusienne n’ont pas permis d’aboutir au règlement attendu. Les prorogations successives ont progressivement installé une mécanique institutionnelle dont la continuité semblait échapper à toute appréciation de son efficacité politique », a-t-il expliqué.
Soulignant que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue le fondement politique autour duquel s’organise l’action diplomatique du Royaume, M. Roudani a noté que la portée de cette orientation réside dans l’affirmation d’une continuité stratégique nationale au-delà des contingences du processus onusien.
A cet égard, a-t-il relevé, la célébration de la fête de l’Unité, décrétée par Sa Majesté le Roi, confère à cette orientation une portée nationale particulière : elle inscrit la question du Sahara dans la continuité historique de l’État marocain et affirme la primauté du temps national sur les contingences des négociations internationales.
Selon M. Roudani, l’échec de la prorogation du mandat de la Minurso « fragilise la perspective d’une reconduction indéfinie du statu quo, alors que la résolution 2797 a renforcé la place de l’initiative marocaine d’autonomie dans la recherche d’un règlement définitif ».



