Le modèle singulier de coexistence entre musulmans et juifs du Maroc mis en exergue à Essaouira

Dpress
Le modèle singulier de coexistence entre musulmans et juifs du Maroc a été mis en exergue, jeudi soir à Bayt Dakira à Essaouira, lors d’une cérémonie spirituelle à laquelle ont pris part une pléiade d’acteurs du champ religieux et de personnalités marocaines et étrangères de divers horizons.
Rehaussée par la présence notamment du Conseiller de SM le Roi et Président fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, M. André Azoulay, cette cérémonie, organisée à l’occasion de la fête juive de « Souccot », a constitué un moment de partage entre les traditions musulmanes et juives, autour de valeurs communes de paix, de fraternité, de tolérance et d’ouverture à l’autre.
Ainsi, les différentes interventions ont souligné que les liens entre musulmans et juifs du Maroc s’inscrivent dans une histoire séculaire, marquée par une proximité humaine, culturelle et spirituelle qui a contribué à façonner la richesse du patrimoine national.
« Cette coexistence exemplaire, consolidée sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, s’inscrit dans un modèle marocain singulier, fondé sur le respect de la pluralité et la préservation des différentes composantes de l’identité du Royaume », ont indiqué les participants.
Ils ont, dans cette lignée, relevé la portée symbolique de Bayt Dakira, « haut lieu » dédié à la mémoire judéo-marocaine, qui témoigne de l’ancienneté de la présence juive à Essaouira et de son inscription dans l’histoire de la ville.
Les intervenants ont également mis en avant la protection accordée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, aux différentes communautés religieuses, permettant à chacune de préserver ses traditions et son patrimoine tout en demeurant pleinement attachée à son identité marocaine.
Dans ce sillage, ils ont insisté sur le caractère « vivant » de cette coexistence, qui ne se limite pas à la préservation d’une mémoire historique, mais se traduit aussi par des liens humains, des échanges culturels et des moments de partage entre Marocains de différentes confessions.
Cette diversité s’exprime notamment dans les traditions, les langues, les expressions artistiques et les pratiques spirituelles, ont-ils rappelé, considérant que cette pluralité constitue une richesse à préserver et à transmettre aux générations futures.
Par ailleurs, cette cérémonie a été ponctuée de prières, de chants et d’enseignements issus des traditions musulmane et juive autour de la fraternité, de la solidarité, de l’espoir et de la paix, dans une atmosphère de recueillement.
La symbolique de l’eau a occupé une place de choix dans les différents enseignements partagés, comme source de vie et expression de l’espoir, donnant lieu à des prières communes pour la pluie, la paix et la prospérité.



