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Transition énergétique : l’expérience marocaine mise en avant lors du Parlement fédéral du climat en Argentine

Dpress

L’expérience du Maroc en matière de transition énergétique a été mise en avant lors de la 5e session du Parlement fédéral du climat (PFC), tenue récemment à Salta, dans le nord de l’Argentine, parallèlement au Forum fédéral UE-Mercosur consacré aux « Dialogues climatiques ».

Invité d’honneur de cette rencontre, l’ambassadeur du Maroc en Argentine, Fares Yassir, a présenté les principaux ressorts de la stratégie du Royaume en matière d’énergies renouvelables, de décarbonation et de gestion durable des ressources, soulignant que la dépendance aux énergies fossiles, conjuguée aux effets du changement climatique et à la raréfaction des ressources hydriques, avait conduit le Maroc à ériger la transition énergétique en axe structurant de son modèle de développement.

Sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a relevé le diplomate marocain, le Royaume a engagé dès le début des années 2000 une transformation profonde visant à renforcer sa résilience énergétique et économique.

Cette orientation s’est traduite par d’importants investissements dans le solaire et l’éolien, avec pour objectif de porter à 52% la part des énergies renouvelables dans la capacité électrique installée à l’horizon 2030, a-t-il expliqué devant les participants.

M. Yassir a également mis en exergue les ambitions du Maroc dans le domaine de l’hydrogène vert, appelé à constituer l’un des nouveaux leviers de la transition énergétique du Royaume, avec l’objectif de production d’un million de tonnes par an à l’horizon 2030.

Il a, en outre, souligné le rôle déterminant des investissements publics et privés, ainsi que de la coopération internationale, dans l’édification d’une économie verte et résiliente.

« La volonté politique et le leadership visionnaire sont indispensables » à la réussite de toute stratégie de développement visant à lutter contre le réchauffement climatique, a-t-il affirmé, évoquant également la convergence croissante entre les politiques climatiques du Maroc et celles de l’Union européenne, notamment à travers le Partenariat vert liant les deux parties.

Les travaux de Salta, auxquels ont pris part des responsables des commissions parlementaires chargées des questions climatiques des différentes juridictions argentines, ont également porté sur l’élaboration d’un cadre fédéral destiné à répondre aux défis du changement climatique et à accompagner les objectifs fixés aux horizons 2035 et 2050.

À l’issue des débats, les membres du PFC ont manifesté leur intérêt pour l’expérience marocaine, notamment pour son dispositif juridique environnemental. Ils envisagent, à cet égard, d’effectuer prochainement une visite institutionnelle à Rabat afin d’approfondir le dialogue interparlementaire sur les politiques climatiques et la transition énergétique et de constater sur place les progrès accomplis par le Royaume dans ce domaine.

Cette démarche vise notamment à mieux appréhender l’expérience marocaine et à nourrir la réflexion engagée en Argentine en vue de l’élaboration d’un projet de loi fédéral sur le climat.

En marge de la rencontre, l’ambassadeur du Maroc s’est entretenu avec le vice-gouverneur de Salta, Antonio Marocco, des perspectives de développement des relations économiques et commerciales ainsi que des moyens de leur donner une nouvelle impulsion.

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