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Législatives/Oriental: Les souks hebdomadaires, un espace de communication pour les partis politiques avec les électeurs

Dpress

Dans le cadre de leurs campagnes pour les élections législatives du 23 septembre courant, les partis politiques dans la région de l’Oriental investissent massivement les souks hebdomadaires en milieu rural, considérés comme des espaces vitaux pour la communication directe avec les électeurs et la présentation de leurs programmes électoraux.

Dans les différentes collectivités territoriales à prédominance rurale, ces souks qui rassemblent en une seule journée un nombre important d’habitants venus des villages et douars environnants, constituent un point d’attraction pour les candidats en lice afin de présenter les grandes orientations de leurs programmes et engagements économiques et sociaux.

Dans une lecture sociologique de cette dynamique, le chercheur en sociologie, Mohamed Mbarki, a expliqué que la campagne marocaine a historiquement constitué un réservoir électoral important et un facteur déterminant dans la bataille électorale et la formation des élites locales.

Dans une déclaration à la MAP, M. Mbarki a mis l’accent, sur un paradoxe sociologique qui se manifeste par le fait que la population rurale se distingue par une mobilisation et une participation électorale fortes, comparativement au milieu urbain qui connait parfois une faible participation.

Il a attribué ce fait à la dépendance aux mécanismes de proximité traditionnels et aux liens sociaux dans la communication et l’encadrement de la population, ainsi qu’à l’exploitation des espaces communs tels que les souks hebdomadaires comme des outils centraux de mobilisation, en sus de l’impact significatif des circonscriptions rurales dans la détermination des résultats finaux et la configuration de l’équation électorale.

Le chercheur en sociologie a souligné, dans ce sens, la nécessité pour les différentes formations politiques de dépasser l’approche « saisonnière » dans leur interaction avec le monde rural, appelant à renouveler les outils d’encadrement et de communication de manière durable, tout en donnant la priorité aux questions d’infrastructure, de désenclavement, et à l’amélioration des services sociaux de base dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi.

Dans ce contexte, et en plus de la communication numérique, les candidats et militants des partis choisissent, dans le cadre de campagnes de proximité, les souks hebdomadaires pour engager des discussions avec les citoyens et écouter leurs préoccupations, qui se concentrent principalement sur l’examen des moyens de soutenir le secteur agricole face aux défis climatiques.

Des candidats en lice dans plusieurs circonscriptions électorales ont confirmé que ce contact et ces rencontrent avec la population rurale constituent un moyen efficace d’écouter directement leurs problèmes et leurs attentes.

De leur côté, un certain nombre de citoyens considèrent que ces espaces représentent une opportunité de s’informer et de connaître de près les programmes liés à l’approvisionnement en eau d’irrigation et à la facilitation de la commercialisation des produits agricoles.

A travers ce mécanisme de communication, les acteurs politiques misent sur l’augmentation du taux de participation aux élections en milieu rural, et l’incitation des citoyens à s’engager dans le processus électoral pour favoriser l’émergence d’une élite qui reflète leurs aspirations au sein de l’institution législative.

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