À Montpellier, l’INRA met en avant l’expérience marocaine face au défi hydrique

Dpress
La Directrice de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), prof. Lamiae Ghaouti, a pris part mardi à Montpellier à la deuxième édition du Forum économique France-Maroc « Cap sur le Maroc ».
Cette participation vise à favoriser l’échange d’expertises avec les partenaires français et à mettre en lumière l’expérience marocaine en matière d’adaptation de l’agriculture à la sécheresse et au changement climatique, indique l’INRA dans un communiqué.
À cette occasion, la Directrice de l’INRA a présenté une communication intitulée « L’agriculture marocaine face au défi de l’eau : de la gestion de l’offre à la maîtrise de la demande – stratégies, recherche-développement et perspectives ».
Elle a rappelé que la stratégie « Génération Green 2020-2030 », impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, place la durabilité, la résilience et la préservation des ressources naturelles au cœur du développement agricole du Royaume.
L’intervention a présenté les orientations adoptées par le Maroc pour accompagner la transition vers une agriculture plus résiliente et économe en eau, notamment le passage d’une logique axée sur la mobilisation de l’offre hydrique à une approche accordant une place centrale à la maîtrise de la demande.
Parmi les principaux leviers figurent le développement de variétés adaptées à la sécheresse, l’amélioration de l’efficience de l’irrigation, la promotion de l’agriculture digitale et le recours aux outils d’aide à la décision pour une gestion plus précise de l’eau et des intrants, ajoute le communiqué.
La Directrice de l’INRA a également évoqué la valorisation d’espèces résilientes, notamment le cactus résistant à la cochenille et l’arganier, qui présentent un intérêt stratégique pour l’adaptation des territoires vulnérables, la préservation des ressources naturelles et la création de revenus.
Le semis direct et l’agriculture de conservation occupent aussi une place importante dans cette dynamique. Ces pratiques contribuent à préserver l’humidité et la fertilité des sols, à limiter leur dégradation et à renforcer la résilience des systèmes de production face à l’irrégularité des précipitations.
Mme Ghaouti a, en outre, mis en exergue l’implication de l’INRA dans le développement de technologies adaptées aux différents contextes agroécologiques et dans l’accompagnement de leur mise en œuvre sur le terrain, à travers des projets menés avec le ministère de l’Agriculture et les institutions sous sa tutelle.
Par la recherche appliquée, l’expérimentation, les plateformes de démonstration et le transfert des acquis aux agriculteurs, l’INRA contribue ainsi au déploiement de solutions innovantes améliorant durablement la productivité de l’eau et la résilience de l’agriculture marocaine.
Cette participation témoigne également de l’engagement du Maroc en faveur du partage d’expériences et du renforcement de la coopération scientifique et technologique avec la France dans les domaines de l’eau, de l’agriculture durable et de l’adaptation climatique, ajoute la même source.
Organisé au Musée Fabre à Montpellier, le Forum a réuni entreprises, investisseurs, institutions, chercheurs et acteurs de l’innovation autour des transitions économiques à l’horizon 2030 et des perspectives de coopération entre le Maroc et la France.



