Le Maroc a bâti, sous l’impulsion de SM le Roi, un modèle reconnu de résilience hydrique

Dpress
Le Maroc a engagé, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une transformation profonde de sa politique de l’eau, fondée sur une vision stratégique alliant anticipation, diversification des ressources, gouvernance renforcée et investissements structurants, faisant aujourd’hui du Royaume un modèle reconnu de résilience face au stress hydrique, a affirmé la présidente de la coalition marocaine pour l’eau (COALMA), Houria Tazi.
Dans un entretien accordé à la MAP à l’occasion de la célébration de la glorieuse Fête du Trône, Mme Tazi a souligné que la question de l’eau constitue un enjeu majeur de souveraineté nationale, au croisement des défis climatiques, économiques, alimentaires, énergétiques et sociaux.
Elle a rappelé que le Royaume, confronté à une sécheresse structurelle et à une raréfaction croissante des ressources hydriques, a fait de la gestion de l’eau une priorité stratégique depuis l’indépendance, grâce notamment à la politique des barrages initiée par Feu Sa Majesté Hassan II et consolidée sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Selon elle, cette politique a progressivement évolué vers une approche globale intégrant les dimensions environnementales, institutionnelles, économiques et sociales de la gouvernance de l’eau.
Mme Tazi a relevé que cette nouvelle dynamique s’est traduite par la mise en œuvre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (2020-2027), ainsi que par le développement d’importants projets structurants.
Elle a cité, à cet égard, les interconnexions entre les bassins hydrauliques, les « autoroutes de l’eau », les grandes stations de dessalement de l’eau de mer, la poursuite de la politique des barrages, la réutilisation des eaux usées traitées ainsi que la modernisation des systèmes d’irrigation.
La présidente de COALMA a également mis en avant les avancées institutionnelles et juridiques ayant accompagné cette dynamique, notamment l’adoption de la loi 36-15 relative à l’eau, le renforcement de la gouvernance par bassin hydraulique et la création des sociétés régionales multiservices, estimant que ces réformes ont permis de consolider la sécurité hydrique du Royaume.
Pour Mme Tazi, le modèle marocain repose sur une vision de long terme qui allie planification stratégique, investissements massifs, diversification des ressources conventionnelles et non conventionnelles, recours aux énergies renouvelables et mobilisation de l’ensemble des parties prenantes.
Cette approche intégrée, a-t-elle ajouté, permet aujourd’hui au Maroc de figurer parmi les pays les plus avancés en matière d’adaptation aux effets du changement climatique dans le secteur de l’eau.
Abordant les perspectives, elle a estimé que le Maroc poursuivra l’accélération du développement des ressources en eau non conventionnelles, la généralisation de la réutilisation des eaux usées traitées, la protection des nappes phréatiques, le renforcement de l’innovation, de la recherche scientifique et de la formation, ainsi que la poursuite des investissements dans les infrastructures hydrauliques et les énergies renouvelables.
Et de conclure que le Royaume dispose des atouts nécessaires pour consolider son modèle de résilience hydrique et partager son expérience avec les pays confrontés aux mêmes défis climatiques, grâce à la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a fait de la sécurité hydrique un levier majeur du développement durable du pays.



