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Rabat : plaidoyer pour une approche intégrée de promotion des bonnes pratiques dans l’espace numérique

Dpress

Les participants à un atelier sur les enjeux de la communication digitale ont appelé, mercredi à Rabat, à l’adoption d’approches intégrées visant à promouvoir les meilleures pratiques dans l’espace numérique, afin de tirer parti des opportunités offertes par ces plateformes tout en limitant les défis et les risques y associés.

Lors de cette rencontre tenue sous le thème « Les meilleures pratiques pour une nouvelle génération de réseaux sociaux » dans le cadre de la 1ère Rencontre arabe sur « L’impact des réseaux sociaux sur les jeunes », les intervenants ont souligné que la consécration de bonnes pratiques numériques chez les jeunes nécessite l’adoption d’approches intégrées alliant cadre juridique, sensibilisation et éducation numérique, tout en tenant compte des spécificités de chaque catégorie d’utilisateurs.

Dans son intervention, Abdellatif Chentouf, membre du Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire, a indiqué que la réflexion sur les meilleures pratiques en matière d’utilisation des réseaux sociaux se heurte à des défis liés à la diversité des publics cibles et aux différences générationnelles.

Il a également rappelé que la question de la justice numérique reste d’actualité compte tenu des inégalités persistantes en matière d’accès aux services numériques, tant entre les pays qu’au sein d’un même pays.

L’approche juridique, malgré son importance, demeure à elle seule insuffisante pour relever les défis posés par les réseaux sociaux, eu égard aux multiples dimensions sociales, éducatives et psychologiques de ce domaine, a-t-il estimé, mettant l’accent sur la nécessité de respecter un ensemble de principes fondamentaux et de droits pour la réglementation de l’espace numérique, parmi lesquelles la liberté d’expression, la garantie du droit à la vie privée, la garantie du droit des États à lutter contre la criminalité sur les réseaux sociaux, ou encore le « droit à l’oubli ».

La solution, a-t-il relevé, ne réside pas uniquement dans les mécanismes de restriction, mais aussi dans le renforcement des capacités des utilisateurs et leur protection, en particulier les jeunes, grâce à la conjugaison des efforts de la famille, des établissements d’enseignement et de la société civile.

Pour sa part, Abdel Fattah Ezzin, professeur à l’Université Mohammed V a fait savoir que le débat sur les meilleures pratiques dans l’espace numérique ne doit pas être dissocié des profondes mutations occasionnées par la révolution numérique dans les sociétés contemporaines, précisant que la nature du discours et les formes de communication varient selon chaque plateforme numérique, ce qui impose des approches renouvelées tenant compte de l’évolution constante de ces plateformes.

A cet égard, l’universitaire a fait observer que l’un des principaux défis actuels consiste à passer des phénomènes de futilité et de harcèlement qui se répandent sur certaines plateformes à la créativité commune et à la production de connaissances, ajoutant que la réflexion sur les meilleures pratiques numériques nécessite de placer l’être humain au cœur de la technologie, de renforcer la transparence des algorithmes, de promouvoir la diversité culturelle et de soutenir la production de connaissances fiables, plutôt que de se focaliser sur l’innovation industrielle seule.

Initiée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication – Département de la Jeunesse, en partenariat avec la Ligue des États arabes et en coopération avec l’Observatoire marocain sur l’extrémisme et la violence, la Rencontre arabe sur « L’impact des réseaux sociaux sur les jeunes » connait la participation des représentants de départements gouvernementaux chargés de la jeunesse des pays membres de la Ligue arabe, des experts, des universitaires et des chercheurs, ainsi que des représentants de la société civile, des professionnels des médias, de la communication numérique et de la cybersécurité.

Tenu les 23 et 24 juin à Rabat, capitale arabe de l’information 2026, cet événement vise à élaborer une vision arabe commune sur l’utilisation positive et responsable des réseaux sociaux et à renforcer les capacités des jeunes à analyser le contenu numérique.

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