Rabat-Salé-Kénitra : 14 millions de qx de céréales attendus pour la campagne 2025-2026

Dpress
Une production céréalière de 14 millions de quintaux est attendue au titre de la campagne agricole 2025-2026 dans la région Rabat-Salé-Kénitra, soit une hausse de plus de 25% par rapport à l’année précédente, a annoncé, mardi à Kénitra, le directeur régional de l’Agriculture, El Mahjoub Lahrach.
Lors d’une rencontre tenue au Centre régional de la recherche agronomique, M. Lahrach a souligné que le rendement moyen par hectare a également enregistré une amélioration, passant de 22 à 26 quintaux, grâce aux précipitations enregistrées dans les différentes zones agricoles de la région au cours de cette année.
Notant que près de 520.000 hectares de céréales ont été cultivés au cours de cette campagne, il a mis en exergue les efforts continus déployés par les différents services du ministère de l’Agriculture et les institutions partenaires en vue d’encadrer et d’accompagner les agriculteurs, particulièrement pendant la période de récolte.
De son côté, le président de la Chambre agricole de Rabat-Salé-Kenitra, Mohamed El Bouyahyaoui, a mis l’accent sur l’importance des cultures de céréales en tant que secteur stratégique qui contribue à la dynamique économique, permet d’assurer l’autosuffisance et garantit la sécurité alimentaire du Royaume.
M. El Bouyahyaoui a également passé en revue les défis auxquels le secteur de la céréaliculture est confronté, dont la hausse des coûts de production, les changements climatiques et les fluctuations du marché mondial, appelant à accorder un intérêt majeur à ce secteur afin d’augmenter la productivité et le revenu individuel de l’agriculteur.
Il a, dans ce sens, plaidé pour l’adoption d’une politique agricole innovante basée sur les technologies modernes ainsi qu’une approche participative et consultative pour repenser le système de l’assurance agricole contre l’ensemble des risques climatiques.
Pour sa part, le représentant de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER), Abdelhamid Riani, a relevé que l’organisme se focalise, au niveau de la filière céréalière, sur trois axes fondamentaux, à savoir la valorisation de la production nationale, l’amélioration des conditions de commercialisation et de stockage, ainsi que le soutien à l’innovation et aux technologies modernes.
Il a, à cet égard, fait part de l’entière disposition de la Confédération à œuvrer de concert avec l’ensemble des partenaires pour développer la filière céréalière, soutenir l’agriculteur et renforcer la durabilité du secteur agricole au Maroc.
Le directeur régional du Conseil agricole (DRCA) de Rabat-Salé-Kénitra, Abdelali Boudra, a quant à lui souligné que cette rencontre, marquée par la participation de plusieurs directeurs régionaux de l’Agriculture du Maroc, a été une occasion de passer en revue le bilan de la campagne agricole céréalière au niveau de la région, tout en abordant les différents points relatifs à la collecte, au stockage et à la commercialisation des céréales.
Cette rencontre a également connu la présentation des mesures prises par le ministère de tutelle dans le but de commercialiser les récoltes dans de bonnes conditions, tout en assurant l’encadrement des agriculteurs et des professionnels en matière de rationalisation de l’utilisation des moissonneuses-batteuses, a-t-il ajouté.
Organisée par la Direction régionale du DRCA en partenariat avec différents intervenants du secteur céréalier, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme régional de moisson 2026, ainsi que la mise en oeuvre de la stratégie « Génération Green 2020-2030 ». Elle intervient également à l’occasion du lancement des opérations de récolte des céréales au titre de la campagne agricole 2025-2026.
Elle a aussi été ponctuée par le lancement d’une série de journées de communication qui se tiendront dans les provinces d’Azghar, Rommani et Sidi Yahya Zaër, dans le but de rapprocher l’information technique des agriculteurs, de faire connaître les moyens technologiques dédiés aux moissons et de promouvoir les bonnes pratiques à même de limiter les pertes de récolte, d’améliorer la qualité des céréales et de garantir une meilleure valorisation de la production.



