Art et Culture

Rabat: Vernissage de l’exposition “Sculptures érosives” de l’artiste photographe maroco-français Mustapha Taiau

Dpress

Le vernissage de l’exposition photographique « Sculptures érosives » de l’artiste maroco-français Mustapha Taiau, a eu lieu jeudi à l’Espace Rivages, au siège de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger à Rabat.

Cette exposition, qui se poursuivra jusqu’au 11 juillet, capture la beauté des bords de mer, façonnées par les marées ou creusées par l’inlassable mouvement de l’eau, dans le but d’en préserver la présence.

S’inspirant directement de l’observation du monde naturel, M. Taiau a expliqué, dans une déclaration à la MAP, que ces photographies sont une invitation à renouer avec le vivant et à mieux comprendre les équilibres biologiques.

Se qualifiant de « grand promeneur solitaire » dans un entretien accordé à e-taqafa (centre culturel virtuel de la Fondation), l’artiste photographe, profondément connecté à la nature, a affirmé se laisser entraîner par la nature présente et les scènes qui s’offrent à lui au moment de prendre des clichés.

Capturant des bois morts qui tendent leurs branches vers l’horizon, des rochers sculptés par la mer et le vent, « Sculptures érosives » invite le public à engager une réflexion profonde sur la biodiversité ainsi que sur la notion de permanence et de pérennité.

Né en 1961 à Mokrisset, dans la région de Ouezzane, Mustapha Taiau quitte le Maroc en 1984 pour s’installer à Brest en France. Actuellement, il est établi en Île-de-France où son parcours le mène au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à Paris.

Sensible à l’éphémère et à l’inattendu, Mustapha Taiau a déjà exposé ses œuvres à trois reprises dans un cadre associatif, avec le soutien de l’Association des Travailleurs Maghrébins en France.

Il compte ainsi à son actif plusieurs expositions dont « D’une rive, l’autre » (ATMF – Bureau national, Paris, 2015), où il a exploré les échos visuels et émotionnels entre le Maroc et la France, révélant des passerelles invisibles entre ces deux rives, « Sur les routes du vent » (ATMF – Section de Gennevilliers, 2017) qui l’a conduit à suivre le vol des oiseaux migrateurs et « Mine de rien » (ATMF – Bureau national, Paris, 2018), où il a saisi des portraits spontanés en couleur, révélant la profondeur des visages à travers des instants furtifs et sincères.

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