Art et Culture

Un gala francophone clôture en beauté le Marrakech Comedy Festival

Dpress

Le rideau est tombé, samedi soir, sur la première édition du Marrakech Comedy Festival par un gala francophone signé Malik Bentalha et porté par l’improvisation, la diversité des écritures comiques et l’adhésion chaleureuse du public.

Dans une atmosphère de clôture à la fois festive et élégante, l’artiste français Malik a conduit la soirée avec une présence généreuse, alternant relances spontanées, interactions avec la salle et transitions rythmées entre les artistes, ce qui a donné au gala une tonalité vivante, où chaque séquence semblait prolonger la précédente dans un même élan de complicité et de partage.

L’humoriste Amine Radi a signé l’un des passages les plus fédérateurs de la soirée, en jouant sur les passerelles culturelles, tout en abordant avec son énergie directe les relations familiales, l’enfance et les différences de comportements, transformant ainsi les contrastes du quotidien en matière de rire partagé.

De son côté, la stand-uppeuse Meryem Benoua a apporté au gala une énergie scénique très expressive, nourrie de grimaces, de gestes précis et de ruptures de ton, tandis que son passage autour des relations de couple, de la romance et des petites banalités de l’intimité a suscité de larges éclats de rire, grâce à une présence qui a donné à chaque situation une dimension théâtrale.

L’un des moments les plus remarqués de la soirée a réuni Malik Bentalha, maître de cérémonie, et Meryem Benoua dans un duo aux accents de conte oriental sur un tapis évoquant l’univers des Mille et Une Nuits.

Par ailleurs, le comédien français Léopold Lemarchand a proposé un registre plus singulier, en partant des règles du stand-up et d’une idée qui tient à cœur, conduisant le public vers une réflexion inattendue autour de la mort, notamment à travers une lettre de deuil, donnant ainsi à son passage une tonalité originale dans l’architecture d ce gala.

La soirée a également été marquée par un clin d’œil à Michael Jackson, porté par le danseur français Salif Gueye, vêtu tout en blanc et brillant sous les lumières de la scène, emportant le public dans une atmosphère d’enthousiasme, grâce à ses gestes précis, ses attitudes et ses pas inspirés de l’icône américaine.

Dans des déclarations à la MAP, Malik Bentalha a souligné que ce rendez-vous a été pensé comme un espace de rassemblement, où des artistes aux univers différents pouvaient dialoguer avec le public de Marrakech dans une même énergie de partage, tandis qu’Amine Radi a affirmé que la chaleur de la salle a confirmé la force du rire comme langage commun, capable de rapprocher les cultures et de créer une proximité immédiate entre artistes et spectateurs.

Du 4 au 6 juin, le Marrakech Comedy Festival a ainsi proposé un gala arabophone, des spectacles solo et un gala francophone capté par Disney+, une première pour la diffusion d’un spectacle d’humour en langue française, dont la programmation à l’automne 2026 offrira une visibilité internationale aux artistes de la nouvelle génération.

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