Art et Culture

Le Festival de Dakhla ambitionne de faire de la ville une vitrine cinématographique atlantique

Dpress

Le directeur du Festival international du film de Dakhla, Charaf Eddine Zine El Abidine, estime que les années d’expérience acquises dans l’organisation de cet événement ont permis de poser les jalons d’un projet culturel et de développement, destiné à faire de la ville une vitrine cinématographique atlantique, à la fois pour le Maroc et pour le continent africain.

Né d’un rêve porté par des jeunes passionnés de la région, le festival, construit au départ à partir d’idées simples, s’est imposé au fil des années comme un rendez-vous incontournable, nourrissant des ambitions toujours plus grandes.

« Animés par l’immense espoir d’instaurer les fondements d’une culture visuelle et cinématographique dans les provinces du Sud, nous avons initié cette aventure par une modeste rencontre, sans compétition, ni prix, ni grandes festivités », a confié M. Zine El Abidine.

« Aujourd’hui, le festival, qui en est à sa 14e édition, a gagné en maturité et su forger une place sur la carte des manifestations cinématographiques nationales et continentales », a-t-il ajouté, saluant au passage la détermination et le dynamisme des jeunes ayant porté et fait grandir ce projet.

Cette 14e édition est celle de la maturité organisationnelle et intellectuelle, a estimé le directeur du Festival, soulignant que l’évènement puise son essence dans l’identité même de la ville, perle de l’Atlantique et prolongement des espaces arabe et africain, devenue un haut lieu du cinéma et un rendez-vous renouvelé.

Le festival consacre ainsi son statut de plateforme privilégiée pour la rencontre et le dialogue, et d’espace de convergence entre les cinémas d’Afrique, du monde arabe, des pays du Sud, ainsi que d’autres expériences cinématographiques internationales, a fait savoir M. Zine El Abidine.

En outre, cette édition s’inscrit, d’après lui, dans une démarche faisant du cinéma un langage universel commun et un outil de réflexion sur les questions humaines et les mutations du monde.

Le directeur du Festival de Dakhla a, dans ce sens, réaffirmé le souci constant des organisateurs de procéder à une sélection rigoureuse d’œuvres reflétant le dynamisme du cinéma national, tout en offrant au public l’opportunité de découvrir des expériences continentales et arabes qui élargissent son regard sur soi et sur le monde, indiquant que face à l’engouement particulier du public pour le film marocain, les efforts convergent désormais pour faire de Dakhla un pôle de rayonnement du cinéma national, particulièrement les nouvelles productions qui rencontrent un franc succès tant auprès des critiques que dans les salles.

Avec une ambition qui grandit à mesure de l’engouement suscité autour du Festival, M. Zine El Abidine a souligné que l’événement « est devenu un rendez-vous attendu par un public passionné, qui réclame désormais une offre cinématographique tout au long de l’année ». Dès lors, le besoin d’infrastructures culturelles supplémentaires se fait ressentir, notamment de salles de cinéma pour satisfaire cette passion.

Pour le directeur du Festival, la présence massive des enfants de la ville à ce festival est le gage d’un public qui continuera à faire vivre les salles de projection. De même, la hausse du nombre de visiteurs venant apprécier les paysages naturels de la ville témoigne de son attractivité et de son avenir prometteur en tant que destination de tournage cinématographique, dans un lieu réputé pour ses vagues et ses dunes.

Bien plus qu’un simple divertissement ou une passion culturelle isolée, le cinéma constitue un levier essentiel d’une culture au service du développement, a-t-il noté, faisant remarquer que Dakhla se transforme progressivement en un véritable espace de tournage pour des productions marocaines et internationales, ce qui exige la mise en place de structures de soutien technique à la hauteur de l’attractivité naturelle de la région.

Évoquant des expériences prometteuses de tournage d’œuvres telles que le film « Un amour à Dakhla », projeté lors de cette édition, ainsi que deux autres films et un projet américain, M. Zine El Abidine a assuré que la promotion des projets de tournage cinématographique est une action de développement économique de premier ordre, notant que les industries culturelles représentent un levier majeure pour impulser le tissu économique et social.

Le directeur du Festival relève que le fonds d’aide à la production de films documentaires consacrés à la culture et au patrimoine sahraoui hassani a favorisé la réalisation de nombreux documentaires, courts et longs métrages par des cinéastes issus de la région, qui ne comptait, jusqu’à un passé récent, aucun technicien dans les différents métiers du cinéma.

Organisée par l’Association d’animation culturelle et artistique des provinces du Sud avec le soutien de plusieurs partenaires, la 14e édition du Festival international du film de Dakhla, propose un programme varié mêlant projections, conférences, ateliers et hommages, en présence de personnalités du cinéma et du petit écran, marocains et étrangers.

Selon les organisateurs, 19 films représentant 21 pays d’Afrique et du Moyen-Orient sont en compétition dans les catégories des longs métrages et des documentaires. Porteuses de récits à forte dimension humaine et de regards cinématographiques singuliers, ces œuvres illustrent la diversité du cinéma contemporain et la richesse de ses expressions esthétiques et narratives.

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