Économie

Marrakech à l’heure du 2e Congrès académique international de gestion des catastrophes

Dpress

« De la crise à la capacité » est le thème du 2e Congrès académique international de gestion des catastrophes, dont les travaux se sont ouverts, lundi à Marrakech.

Cet événement est initié par l’Organisation de développement et autonomisation islamiques en Amérique (IDEA), en partenariat avec l’Université Cadi Ayyad (UCA) et la Fondation marocaine pour le développement et la solidarité, et en partenariat stratégique avec la Banque islamique de développement (BID), le Centre Hospitalier Universitaire Mohammed VI et la Faculté des sciences juridiques et politiques à El Kelâa des Sraghna.

Ce congrès s’inscrit dans une vision moderne selon laquelle l’efficacité de la gestion des catastrophes et des crises ne se mesure plus uniquement à la rapidité des interventions traditionnelles, mais à la capacité des systèmes et des communautés à anticiper, à s’adapter et à se relever, tout en transformant les enseignements tirés du terrain en réformes structurelles.

Il constitue également une plateforme de dialogue de haut niveau réunissant des universitaires, des décideurs, des experts ainsi que des acteurs institutionnels et de la société civile, afin d’examiner comment transformer les moments de crise en opportunités pour renforcer les capacités globales.

S’exprimant à cette occasion, le président de l’UCA, Belaid Bougadir, a rappelé les crises, les catastrophes naturelles, les pandémies et les conflits auxquels le monde est aujourd’hui confronté, soulignant que ce congrès constitue une occasion privilégiée de dialogue et d’échange de connaissances autour de la prévention et du règlement des conflits.

Il a en outre insisté sur la nécessité de faire de la connaissance une véritable pratique et de passer d’une logique de réponse à une logique de préparation, appelant à transformer les idées en compétences, et ces compétences en résilience, particulièrement chez les femmes et les jeunes, afin de mieux faire face aux crises et de contribuer à la construction d’un avenir meilleur.

Les crises ne créent pas nécessairement la fragilité ou les conflits, a relevé, pour sa part, le directeur de la Division de la fragilité et de la résilience à la BID, Abdimajid Moalin Abdullahi, expliquant qu’elles ont plutôt tendance à les exacerber, tout en créant des opportunités, ainsi que d’autres situations catastrophiques susceptibles d’avoir des répercussions à long terme sur le développement.

Il a mis en avant la pertinence du thème de cet événement qui est axé sur « la manière dont nous pouvons renforcer les capacités des institutions locales afin qu’elles soient mieux préparées à faire face aux crises et à y répondre efficacement ».

Prenant la parole à son tour, le directeur général de l’IDEA, Ahmed Shehata, a fait observer que la philosophie de ce congrès repose sur l’idée que la capacité ne se résume pas à la simple possession de ressources, mais réside dans l’aptitude à les mobiliser, à les coordonner et à les utiliser efficacement sous pression.

Cet événement scientifique propose de considérer la construction de systèmes de santé capables de s’adapter, de répondre aux crises et de se rétablir comme un levier pour renforcer une capacité institutionnelle plus large, a-t-il poursuivi, notant qu’il est question de construire des systèmes qui ne se contentent pas d’absorber les chocs, mais qui sont également capables d’en tirer les enseignements et de renforcer durablement leur résilience.

Se poursuivant jusqu’au 7 octobre, cette 2e édition sera l’occasion de débattre de diverses thématiques, notamment le leadership local face aux crises et la construction de la résilience, le renforcement des systèmes de santé capables de s’adapter, de répondre et de se rétablir face aux crises, ainsi que la protection des femmes et des enfants en situation de crise, notamment en matière de santé, de nutrition et de dignité.

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