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Droits de l’Homme: le Maroc organise à Genève un événement consacré au renforcement du processus d’EPR

Dpress

Le Maroc a organisé, jeudi au Palais des Nations à Genève, un événement parallèle à la 63e session du Conseil des droits de l’Homme (CDH), consacré au renforcement du processus d’Examen périodique universel (EPU), à l’occasion de son 20e anniversaire et à l’approche de son cinquième cycle.

Placée sous le thème “From Rabat to Geneva: Strengthening the UPR Process for Transformative Human Rights Impact”, cette rencontre a été organisée conjointement avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH) et UPR Info, a connu une très forte participation des Missions permanentes accréditées auprès de l’ONU, de représentants des organisations onusiennes, d’experts internationaux et de représentants de la société civile.

Dans son intervention d’ouverture, l’ambassadeur, représentant permanent du Royaume du Maroc à Genève, Omar Zniber a souligné que cette rencontre constitue une continuité de la retraite internationale tenue les 5 et 6 juin 2026 à Rabat, qui avait réuni le président du CDH, 26 représentants gouvernementaux, des représentants d’agences du système des Nations Unies, de la société civile, du monde académique et des experts indépendants.

M. Zniber a relevé que les travaux de Rabat avaient poursuivi un double objectif : dresser le bilan des acquis et des enseignements de l’EPU et, surtout, réfléchir aux moyens de renforcer son efficacité substantielle à l’approche du cinquième cycle.

Il a souligné que “l’intérêt du Maroc pour l’EPU n’est ni circonstanciel ni superficiel”, rappelant que cet engagement s’inscrit dans la continuité de l’attachement du Royaume à une coopération multilatérale fondée sur le dialogue et visant un impact concret sur le terrain. Il a également rappelé le rôle joué par le Maroc dans la genèse du mécanisme, notamment en tant que facilitateur de sa mise en place en 2006, de ses modalités en 2008 et du processus d’examen du mécanisme en 2021.

Présentant les principaux enseignements de la retraite de Rabat, l’ambassadeur a notamment insisté sur la nécessité de placer la mise en œuvre au cœur du cinquième cycle, en veillant à ce que les recommandations se traduisent par des législations, des politiques publiques et des réformes institutionnelles produisant des améliorations tangibles dans la jouissance des droits de l’Homme.

Il a également mis l’accent sur la qualité des recommandations, qui devraient être spécifiques, ciblées, mesurables et réalisables, ainsi que sur le renforcement de l’appropriation nationale, avec l’implication des ministères sectoriels, parlements, acteurs judiciaires, autorités locales, institutions nationales des droits de l’Homme et société civile.

M. Zniber a, en outre, souligné le rôle crucial des mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapports et de suivi, considérés comme un lien essentiel entre Genève et la réalité des droits de l’Homme sur le terrain. Il a évoqué également l’apport potentiel des outils numériques pour le suivi des recommandations, tout en soulignant la nécessité d’un recours transparent, inclusif et conforme au droit international des droits de l’Homme.

La coopération, l’assistance technique, le renforcement des capacités, les échanges entre pairs ainsi que la coopération Sud-Sud et triangulaire figurent également parmi les leviers identifiés à Rabat pour favoriser la mise en œuvre durable des recommandations. Les participants ont, à cet égard, rendu hommage aux deux Fonds d’affectation volontaire administrés par le HCDH et destinés à soutenir la participation et la mise en œuvre.

L’ambassadeur a précisé que les conclusions de la retraite ne constituent pas un “plan définitif”, certaines propositions ayant recueilli un large consensus tandis que d’autres nécessitent davantage de discussions. L’objectif de la rencontre de Genève est ainsi d’élargir le dialogue et de partager ces conclusions avec les membres de la communauté internationale en vue de nourrir la réflexion sur le cinquième cycle.

L’événement a été marqué par des interventions notamment du président du CDH, Sidharto Reza Suryodipuro (ambassadeur d’Indonésie), et les ambassadeurs de Norvège, Tormod Cappelen Endresen, des Maldives, Salma Rasheed, et du Kenya, Fancy Too, ainsi que Mmes Juliette de Rivero, cheffe de la branche de l’EPU au HCDH, et Mona M’Bikay, directrice exécutive d’UPR Info, outre la Délégation interministérielle aux droits de l’Homme (DIDH), qui ont salué la grande affluence à cette rencontre, y voyant une preuve de la pertinence de la thématique et de la retraite de Rabat.

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