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Lisbonne : le Maroc hôte de la 124e session du Conseil oléicole international en novembre

Dpress

Le Maroc, qui assure la présidence du Conseil oléicole international (COI) en 2026, a été choisi pour accueillir les travaux de la 124e session du Conseil, prévue en novembre prochain.

Ce choix constitue une reconnaissance des efforts continus déployés par le Royaume en faveur du développement de la filière oléicole et confirme sa position d’acteur majeur et de l’un des principaux producteurs du secteur aux niveaux régional et international.

Cette décision a été annoncée à l’issue des travaux de la 123e session du Conseil oléicole international et de la 66e réunion de son Comité consultatif, tenues les 29 et 30 juin à Lisbonne. Ces réunions ont été sanctionnées par l’adoption d’un ensemble de recommandations stratégiques et de priorités d’action visant à renforcer la durabilité et la compétitivité de la filière oléicole mondiale.

À cette occasion, les participants à cette session, sous la présidence du Maroc représenté par Toufiq El Achchaabi, directeur du développement des filières de production au ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, ont recommandé de renforcer la résilience du secteur face aux effets du changement climatique en encourageant des systèmes de production plus durables, fondés sur une gestion efficiente des ressources en eau et sur le recours aux avancées technologiques.

S’agissant de l’ouverture à l’international et du développement des marchés, le Conseil a appelé à poursuivre la politique d’élargissement de sa base de membres, tout en renforçant les actions de promotion du COI sur les marchés à fort potentiel, notamment dans les pays du Golfe et en Amérique latine.

Le Conseil a également plaidé pour un renforcement de la coordination entre les États membres dans le cadre de la révision des normes internationales relatives aux huiles d’olive au sein du Codex Alimentarius, afin de préserver les intérêts des pays membres.

Les recommandations soulignent, par ailleurs, la nécessité de mieux gérer la volatilité des marchés et d’explorer de nouveaux débouchés commerciaux afin d’accompagner la croissance soutenue de la demande mondiale, alors que près de 45 % de la consommation est désormais enregistrée en dehors des pays producteurs traditionnels.

Concernant la qualité et l’innovation technologique, les participants ont souligné l’importance de consolider la confiance des consommateurs grâce à l’application de normes internationales de qualité rigoureuses et harmonisées, tout en renforçant et en élargissant le système des appellations d’origine et des indications géographiques, compte tenu de leur rôle essentiel dans la valorisation des produits et la promotion des exportations.

Ils ont également recommandé d’encourager les initiatives mettant en avant les bienfaits sanitaires et biologiques de l’huile d’olive, d’accélérer la numérisation des exploitations agricoles et de promouvoir l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la production agricole.

La session qui se tiendra au Maroc en novembre prochain offrira une nouvelle occasion de poursuivre la mise en œuvre de ces recommandations, de renforcer la coopération internationale et les échanges d’expériences de terrain, tout en mettant en valeur l’expérience marocaine dans la conciliation entre savoir-faire traditionnel et innovation technologique au service du développement de la filière oléicole.

Créé en 1959 à Madrid sous l’égide des Nations unies, le COI est la seule organisation intergouvernementale au monde dédiée à l’huile d’olive et aux olives de table.

La tenue de la 123e session du COI coïncide avec l’organisation, les 2 et 3 juillet à Lisbonne, de la deuxième édition de la Conférence mondiale sur l’huile d’olive.

Cette rencontre internationale sera consacrée à plusieurs enjeux stratégiques liés à l’avenir de la filière oléicole, notamment l’adaptation au changement climatique, la numérisation des exploitations agricoles, le recours à l’intelligence artificielle pour améliorer la production, le renforcement de la qualité et de l’authenticité de l’huile d’olive, ainsi que les répercussions de l’instabilité géopolitique sur l’évolution des marchés internationaux.

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