Art et Culture

Projection à Paris de “Tinghir-Jérusalem: Les échos du Mellah” de Kamal Hachkar

Dpress

Le film-documentaire « Tinghir-Jérusalem: Les échos du Mellah » du réalisateur franco-marocain Kamal Hachkar a été projeté, mardi soir à Paris, à l’initiative de la Fondation Jean-Jaurès et l’ambassade du Maroc en France.

Le documentaire de 86 minutes relate des fragments d’histoire de la coexistence entre musulmans et juifs en terre marocaine, dans les années 50 et 60, et ce à travers des témoignages émouvants et nostalgiques.

Dans ce film primé dans de nombreux festivals, Kamal Hachkar, qui a grandi en France et dont le père est originaire de Tinghir, est allé recueillir des témoignages sur les traces du patrimoine judéo-marocain dans sa terre natale. A Tinghir et dans les ksours des alentours, le réalisateur va retrouver des bris de mémoire auprès « des anciens » sur le vécu des juifs amazighs dans cette terre qu’ils ont dû quitter un jour dans les années 60.

Le réalisateur rencontrera, par la suite, les Marocains de Tinghir en Israël, toujours nostalgiques de ce passé, dont la mémoire est toujours vivace dans leur quotidien, leur langage et leurs fêtes.

Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, l’ambassadeure de Sa Majesté le Roi en France, Samira Sitail a souligné que ce documentaire contribue à maintenir vivante une mémoire commune qui a permis aux différentes composantes de la société marocaine de vivre ensemble au fil de l’histoire.

Elle a relevé que l’œuvre de Kamal Hachkar rappelle la capacité du Maroc à rassembler, au fil de son histoire, des composantes multiples, arabes, amazighes, hassanies, juives et andalouses, au sein d’un même espace national.

Le Maroc, a-t-elle dit, porte un modèle singulier fondé non seulement sur la coexistence, mais sur une véritable vie commune entre ses différentes composantes, un modèle que le Royaume s’attache à préserver sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Et d’ajouter que le Royaume demeure attaché à la protection de sa diversité cultuelle et culturelle face aux discours de division et aux tensions qui traversent le monde.

De son côté, M. Hachkar a indiqué, lors de cet évènement auquel ont assisté plusieurs personnalités du monde académique, culturel et diplomatique, que ce documentaire, son premier long métrage, explore la mémoire juive marocaine à travers les thèmes de l’exil et de l’altérité notamment.

Dans un contexte marqué par les conflits et la montée du racisme, le film met en lumière l’exemple marocain du vivre-ensemble entre juifs et musulmans, a-t-il dit.

Le réalisateur a par ailleurs salué la longévité et la résonance intacte de cette œuvre réalisée en 2012, distinguée dans plusieurs festivals internationaux et devenue une référence étudiée dans de nombreuses universités à travers le monde.

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