Brésil-Maroc : « Un honneur » d’affronter une « sélection qui a conquis le monde »

Dpress
Pour le Brésil, « c’est un honneur d’entamer le Mondial face à une sélection qui a conquis le monde par son organisation, son courage et son identité de jeu ». C’est en ces termes, teintés d’« admiration et de respect », que le président de la Confédération brésilienne de football (CBF), Samir Xaud, a qualifié l’affiche entre la Seleçao et les Lions de l’Atlas pour leur entrée en lice, samedi, dans la Coupe du monde 2026.
Dans un entretien exclusif accordé à MAP-Brasilia, le patron de la haute instance du football auriverde a d’emblée promis « un grand spectacle » mettant aux prises deux écoles de football dynamiques, passionnées et mondialement reconnues.
Selon lui, le public assistera à un duel de très haut niveau technique, disputé avec beaucoup d’intensité et d’engagement dans le cadre d’un profond respect mutuel. « Débuter par une telle affiche rappelle l’importance de la préparation et de la concentration. Ce match restera gravé dans les mémoires, j’en suis sûr », a-t-il affirmé.
M. Xaud, qui a pris les rênes de la CBF en mai 2025 pour y insuffler un vent de modernisation, a salué la place de premier plan occupée par le Maroc sur la scène sportive mondiale, à la faveur d’investissements stratégiques menés sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI.
« La vision à long terme du Maroc, ses infrastructures aux standards internationaux et la priorité donnée à la formation ont façonné un écosystème extrêmement compétitif », a-t-il souligné, soutenant que la co-organisation de la Coupe du Monde 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal vient d’ailleurs consolider ce statut.
« Pour nous, cela suscite admiration et respect. Le football mondial s’enrichit lorsque de nouvelles puissances émergent grâce à des projets solides, et le Maroc en fait assurément partie », a-t-il ajouté.
Évoquant les effectifs des deux sélections pour ce choc, ce médecin de formation porte un regard très cartésien sur les forces en présence. Le dirigeant brésilien a ainsi mis en évidence deux trajectoires différentes, soulignant que le Maroc a consolidé un modèle dont les résultats remarquables découlent naturellement de la continuité de son ossature demi-finaliste au Qatar 2022.
Revenant enfin sur la situation de sa propre sélection, quintuple championne du monde, le patron de la CBF a fait remarquer que le Brésil a amorcé un processus de renouvellement mené par l’Italien Carlo Ancelotti. Il a expliqué que ce nouveau cycle cherche à associer le génie individuel historique de la Seleçao à une quête permanente d’équilibre collectif.
Tout en reconnaissant l’exploit historique du Maroc qui a changé le regard sur le football africain, le président de la CBF a soutenu que le Royaume « mérite toute notre reconnaissance pour cela », insistant sur le fait que les cinq étoiles brésiliennes ne devaient en aucun cas devenir un motif de confort.
« Notre responsabilité est différente : nous portons un héritage exceptionnel, mais également l’obligation d’évoluer en permanence », a insisté M. Xaud, rappelant que le football mondial est devenu plus compétitif, plus physique et plus stratégique.
Le haut dirigeant a conclu en rappelant que le football contemporain exige plus que des noms de prestige : il requiert une structure, de la discipline et de la flexibilité. Autant de fondations que ce spécialiste de la médecine sportive s’attache désormais à bâtir à la tête de la CBF à travers la planification, l’instauration rigoureuse du fair-play financier, l’optimisation du calendrier national et une approche scientifique de l’excellence dans la formation des futurs talents.



