Économie

IEEE world technology summit 2026: les jumeaux numériques, levier du développement territorial durable au Maroc et en Afrique

Dpress

Les travaux du IEEE world technology summit 2026, consacré aux jumeaux numériques (Digital twins), se sont ouverts, lundi à Rabat, en présence de représentants institutionnels et académiques, d’experts internationaux, d’industriels ainsi que d’acteurs de l’innovation et de la transformation digitale.

Organisé par la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de la Région Rabat-Salé-Kénitra (CCIS-RSK), en partenariat avec l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens (IEEE), sous le thème : « Le développement territorial durable au Maroc et en Afrique au service de la transformation digitale », cet événement international vise à faire de la transformation numérique un levier d’équité territoriale, de résilience et de souveraineté.

Il entend également établir une feuille de route opérationnelle pour intégrer ces technologies au service du développement durable et de l’équité entre les territoires.

Le sommet se penche, trois jours durant, sur une panoplie de thématiques liées à des domaines stratégiques où les jumeaux numériques apportent une valeur ajoutée immédiate, permettant de mieux gérer et développer les défis liés à l’eau, à l’énergie, à l’agriculture, aux villes intelligentes et à l’industrie.

Les jumeaux numériques permettent de créer des répliques virtuelles de systèmes, d’infrastructures ou de territoires physiques afin de simuler, anticiper et optimiser leur fonctionnement.

Appliquée aux enjeux marocains et africains, cette technologie ouvre des perspectives majeures dans plusieurs domaines, dont la gestion de l’eau, les énergies renouvelables, la sécurité alimentaire, l’agriculture intelligente et les villes durables.

Au-delà des échanges scientifiques et technologiques, cette édition du sommet consacrée aux jumeaux numériques se veut une plateforme de coopération entre pouvoirs publics, universités, entreprises, investisseurs et experts internationaux, avec pour but de renforcer les partenariats public-privé, de valoriser les start-ups, laboratoires et industriels marocains, outre d’inscrire la transformation digitale au service de l’équité territoriale et du développement durable.

Intervenant à cette occasion, le président de la CCIS-RSK, Hassan Sakhi, a souligné que ce sommet réunit une concentration rare de compétences, d’expériences et de visions dans le domaine de la technologie territoriale.

« Cette intelligence collective, incarne une convergence stratégique au moment où nos territoires cherchent de nouveaux modèles de développement », a-t-il expliqué, ajoutant que la transformation numérique n’est plus un horizon théorique, mais une « exigence opérationnelle pour repenser la manière dont nous planifions, gérons et anticipons l’avenir de nos espaces ».

Pour sa part, le président l’Université Hassan 1er de Settat, Abdellatif Moukrim, a mis en avant l’importance de cette rencontre scientifique qui s’inscrit dans le sillage de la dynamique nationale enclenchée autour de l’Intelligence artificielle et de la digitalisation.

Il a, par la même, évoqué la création de l’Institut d’intelligence artificielle et de digitalisation, un projet structurant destiné à accompagner les transformations technologiques et renforcer l’ancrage de l’innovation dans les territoires.

Quant à Adam Drobot, Conseiller principal auprès du conseil d’administration de l’IEEE, a expliqué que celle-ci déploie une démarche structurée qui consiste à choisir une région, en l’occurrence le Maroc et l’Afrique, ainsi qu’un thème technologique précis, puis à opérer au côtés des acteurs gouvernementaux, académiques et économiques pour cerner les priorités locales avant de mobiliser des experts internationaux capables d’y répondre.

Il s’agit de créer une dynamique durable de coopération afin de transformer la technologie en levier de développement économique et social dans une logique de recommandations applicables et d’impact réel sur les territoires, a-t-il soutenu.

A travers cet événement, qui fera également escale à Kenitra (10 juin) et Settat (11 juin), le Maroc ambitionne de se positionner comme un hub continental de la transformation numérique, tout en contribuant à l’émergence d’une feuille de route nationale et africaine sur les jumeaux numériques territoriaux.

Parmi les partenaires du Sommet figurent également Digital Twin Consortium, l’Université Hassan 1er, L’Université Ibn Tofail, l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques, l’Université Mohamed V et Le Forum Sahara pour le dialogue et cultures.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page