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L’Education World Forum de Londres, une occasion de mettre en avant l’expérience marocaine en matière de réforme éducative

Dpress

L’édition 2026 de l’Education World Forum 2026, qui s’est tenu cette semaine à Londres, a constitué une plateforme importante pour présenter l’expérience du Maroc en matière de réforme du système éducatif, a affirmé Rahma Bourqia, Présidente du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

Dans une interview à la MAP, Mme Bourqia a souligné que la participation du Conseil à ce Forum de haut niveau a permis de partager l’état d’avancement du système éducatif marocain ainsi que les différentes réformes engagées.

Elle a indiqué que plusieurs représentants de pays participants à ce conclave ont salué le rôle du Conseil, en tant qu’institution constitutionnelle, notamment à travers la publication de rapports, d’études et d’évaluations consacrés au secteur de l’éducation.

Selon elle, cette mission illustre l’importance du rôle joué par le Conseil dans l’accompagnement des efforts visant à améliorer l’éducation au Maroc, tout en partageant son expérience avec d’autres pays, notamment africains.

Mme Bourqia a également insisté sur les principaux thèmes débattus lors du Forum, notamment la question des disparités et leur impact sur le développement de l’éducation, aussi bien au Maroc qu’à l’échelle internationale.

Le forum a ainsi permis de mettre en lumière les progrès réalisés par le Maroc, en particulier dans la réduction des inégalités et le développement du préscolaire. Elle a précisé que près de 80 % des enfants concernés sont aujourd’hui scolarisés au niveau préscolaire.

« C’est un pas en avant », s’est-elle félicitée, tout en soulignant que plusieurs défis demeurent, notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement préscolaire.

La présidente du Conseil s’est également arrêtée sur les enjeux liés à la révolution technologique et à l’essor de l’intelligence artificielle, l’un des principaux sujets de discussion lors du Forum londonien.

Elle a révélé que le Conseil a récemment présenté une recommandation au Chef du gouvernement, appelant à la création d’une task-force dédiée à la réflexion sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans le système éducatif.

« L’IA n’est pas uniquement une technologie », a-t-elle expliqué, estimant qu’elle influencera à la fois les contenus pédagogiques, les méthodes d’enseignement et de formation ainsi que le monde professionnel, d’où la nécessité d’une réflexion approfondie afin de tirer pleinement profit de cette révolution technologique.

Mme Bourqia a, par ailleurs, affirmé revenir de cette rencontre internationale avec une conviction renforcée quant à la pertinence des choix opérés par le Maroc en matière de réforme éducative.

« Je rentre avec une idée qui nous réconforte dans nos positions et dans nos choix », a-t-elle déclaré, soulignant que le Royaume demeure un pays ouvert sur le monde, attentif aux expériences internationales et engagé dans une dynamique d’échange et de coopération.

Elle a rappelé, dans ce sillage, que le Conseil contribue à plusieurs enquêtes internationales, notamment celles de l’Organisation de coopération et de développement économiques et au programme TALIS consacré aux enseignants, parallèlement à l’élaboration d’enquêtes nationales permettant de mesurer les performances et les évolutions du système éducatif marocain.

La responsable a également estimé que le Maroc dispose aujourd’hui d’une expérience et d’outils d’évaluation susceptibles d’inspirer d’autres pays, notamment africains.

« Nous avons aussi des leçons à partager avec d’autres pays, surtout aux pays qui ne disposent pas encore d’instruments de mesure comme ceux développés au niveau du Conseil », a-t-elle indiqué. Tout en jugeant que le Maroc est « sur la bonne voie », elle a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts afin de hisser davantage le système éducatif national au niveau des ambitions d’un Maroc en mouvement, tourné vers le développement et à l’écoute des mutations mondiales.

Mme Bourqia a enfin relevé que le Forum de Londres a laissé une impression positive quant à l’expérience marocaine dans la promotion du secteur de l’éducation, malgré les défis qui persistent. Elle a notamment évoqué la nécessité de réduire davantage les disparités sociales et territoriales, d’accompagner le monde rural dans cette dynamique de développement et de renforcer la scolarisation et l’accompagnement des petites filles.

Le Forum, dont les travaux se sont étalés sur quatre jours, s’assigne comme objectif de faire de l’éducation un levier central de résilience, d’innovation et de cohésion sociale.

Considéré comme le plus grand rendez-vous international consacré aux politiques éducatives, le Forum a mis l’accent cette année sur la coopération internationale et les solutions concrètes pour bâtir des systèmes éducatifs inclusifs, durables et adaptés aux défis du 21e siècle.

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