Casablanca abrite la 1ère édition de la rencontre “Horizons croisés”, célébrant les littératures et les arts entre le Maroc et les Pays-Bas

Dpress
Le Book Club Le Matin a organisé, jeudi à Casablanca, la 1ère édition de la rencontre culturelle “Horizons croisés”, un événement placé sous le signe du dialogue et de la création artistique.
Tenue en partenariat avec le festival international de littérature Read My World (Amsterdam), avec le soutien de l’Ambassade des Pays-Bas au Maroc ainsi que du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), cette manifestation a proposé une immersion dans les imaginaires croisés entre le Maroc et les Pays-Bas, dans un format résolument ouvert, festif et transdisciplinaire, réunissant écrivains, chercheurs, artistes et public autour d’un même espace de réflexion et de partage.
Dans une déclaration à la MAP, le président directeur général du Groupe Le Matin, Mohammed Haitami, a souligné que cet événement s’inscrit dans la volonté du groupe de renforcer son engagement en faveur de la promotion culturelle, en créant des espaces de dialogue ouverts entre les cultures et les disciplines artistiques.
Il a précisé que “Horizons croisés” est un concept qui relie le livre aux autres formes d’expression artistique, notamment la musique et le théâtre, dans l’objectif de donner envie de lire et de rapprocher davantage le public du livre.
Il a également indiqué que cette initiative ambitionne d’accueillir des auteurs issus des différentes scènes littéraires internationales, contribuant ainsi au rayonnement culturel du Maroc et au renforcement des échanges avec les créateurs du monde entier.
De son côté, le fondateur du Book Club Le Matin, Ali Alaoui Sossey, a indiqué que cette initiative vise à rapprocher les publics des œuvres et des créateurs, en proposant des formats innovants qui décloisonnent la littérature et la mettent en interaction avec d’autres formes d’expression artistique.
Il a ajouté que cette rencontre traduit une vision fondée sur l’accessibilité de la culture et la création de passerelles entre les imaginaires, notamment entre le Maroc et ses diasporas.
La présidente du festival Read My World, Willemijn Lamp, a souligné, pour sa part, que cette première édition constitue l’aboutissement d’un parcours initié à Amsterdam en 2019, ayant permis de tisser des liens durables entre créateurs marocains et néerlandais.
Elle a relevé que la littérature permet de mieux comprendre les autres de manière plus complexe et sincère, notant que cette rencontre met en lumière la richesse des identités multiples et des récits interconnectés, tout en ouvrant de nouvelles perspectives à travers l’imagination.
Cette édition de “Horizons croisés” a été marquée par deux grandes conversations littéraires autour des liens entre mémoire, migration et création. La première a mis en dialogue l’historienne des migrations aux Pays-Bas Nadia Bourass et l’historienne Leila Meziane, autour des circulations atlantiques, des mobilités humaines entre l’Europe et le Maghreb, ainsi que des mémoires migratoires et des archives invisibles.
La seconde a réuni la romancière et poétesse néerlandaise d’origine marocaine Nisrine Mbarki Ben Ayad et l’écrivain Abdelkrim Jouiti, autour de l’écriture de l’intime et du politique, du rôle de la littérature dans la construction des récits nationaux, ainsi que des enjeux postcoloniaux et linguistiques.
Pensé comme un espace de convergence artistique, l’événement a également proposé une programmation mêlant littérature, performance et musique. La comédienne Myriam Sahraoui a présenté une performance explorant les identités plurielles, les héritages culturels et les tensions liées à la double appartenance.
Le duo Aïta Mon Amour (Widad Mjama et Khalil Hentati) a offert un concert revisitant le patrimoine musical marocain à travers des sonorités contemporaines, dans une approche fusionnelle entre tradition et modernité.



