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ONU: le Maroc, acteur agissant et proactif dans la résolution des problématiques mondiales de l’heure (M. Bourita)

Dpress

Le Royaume du Maroc est un acteur agissant et proactif dans les discussions et les initiatives visant à résoudre les grandes problématiques mondiales de l’heure, à la faveur de la Vision perspicace et du leadership clairvoyant de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a affirmé, vendredi à New York, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Dans une déclaration à la presse en marge de la 80è session de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Bourita a souligné que le Maroc, fort de son expérience et de ses réalisations dans plusieurs domaines, apporte à ce genre de débats des réponses nationales, notamment pour ce qui est des questions liées à la paix, au développement, à l’immigration, au réchauffement climatique, et à la lutte antiterroriste.

Ces réponses, qui puisent leur quintessence dans des Visions Royales avant-gardistes et aux contours bien définis, peuvent être une source d’inspiration pour des réponses multilatérales ou collectives de la communauté internationale, a expliqué le ministre, citant à titre d’exemple les Initiatives Royales visant à renforcer le co-développement et la sécurité en Afrique.

C’est dans cette perspective, a-t-il dit, que s’inscrit la participation de la délégation du Maroc, conduite par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, au débat de haut niveau de la 80è Assemblée générale des Nations Unies, sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

M. Bourita a, en outre, rappelé que la déclaration du Maroc à la tribune de l’Assemblée générale a confirmé les positions exprimées par Sa Majesté le Roi lors des sommets arabes et islamiques successifs au sujet de la situation au Moyen-Orient, notant que le Royaume rejette la logique de la gestion de crise et préconise celle des solutions durables.

“L’urgence aujourd’hui est de mettre fin aux combats, à la famine, aux déplacements et aux attaques contre les civils. Il est nécessaire aussi d’instaurer un cessez-le-feu, de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et de ne pas forcer les Palestiniens à quitter leur territoire”, a-t-il souligné.

A cet égard, le ministre a réitéré l’appel du Maroc pour une paix durable au Moyen-Orient sur la base de la solution à deux Etats. Cette finalité, a-t-il poursuivi, exige de gérer la situation conformément aux termes de référence de l’Initiative de paix arabe et aux résolutions du Conseil de sécurité.

Dans la même veine, le ministre a souligné que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, accorde une importance particulière à la ville sainte, ajoutant que la déclaration du Maroc à l’Assemblée générale a mis l’accent sur l’action de l’agence Bayt Mal Al-Qods, sur Instructions du Souverain, en matière d’aide humanitaire, de soutien aux habitants de la ville Sainte et de préservation de son identité pour qu’elle demeure un haut-lieu de coexistence entre les trois religions monothéistes.

Evoquant l’Initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, M. Bourita a relevé que suite à l’audience accordée par le Souverain aux ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, cette initiative passe désormais de l’étape de l’élaboration à celle de l’opérationnalisation.

Dans ce contexte, il a fait remarquer que l’initiative Royale, qui jouit d’un soutien international grandissant, a ouvert de nouvelles perspectives de développement dans la région du Sahel.

“Grâce à cette initiative, il existe désormais un changement de paradigme qui appréhende le Sahel, non plus comme un fardeau ou une source de problèmes, mais comme une terre d’opportunités”, a-t-il fait valoir, notant que l’approche vis-à-vis de cette région doit s’appuyer sur des solutions à long terme aux problématiques qui se posent à cette partie de l’Afrique.

La 80è Assemblée générale de l’ONU a été aussi l’occasion d’aborder l’Initiative Royale de l’Afrique Atlantique lors d’une réunion ministérielle, la sixième du genre, a poursuivi M. Bourita, ajoutant qu’une réunion est prévue, l’année prochaine, avec la Mauritanie sur le question de la sécurité dans l’océan Atlantique. Une réunion similaire est aussi prévue au Cameroun sur l’environnement dans l’espace atlantique, alors que le Bénin doit accueillir la prochaine réunion ministérielle.

L’ensemble de ces rendez-vous auront pour objectif de mettre en œuvre cette initiative en associant tous les secteurs dans les différents pays concernés. “Car il est question de s’assurer que cet espace maritime ne reste pas un domaine d’affiliation politique uniquement, mais plutôt un espace de coopération effective entre les pays”, a-t-il insisté.

Le ministre est revenu également sur la Lettre Royale adressée, le 15 septembre 2025, au Conseil Supérieur des Oulémas sur la commémoration du 1500e anniversaire de la naissance du Prophète Sidna Mohammed, en soulignant que cette Lettre a été largement saluée comme une référence et une source d’inspiration, à l’occasion d’un évènement ministériel de haut niveau organisé par l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), en marge de l’Assemblée générale.

Il a également cité le Side Event organisé par le Maroc sur “la connectivité africaine : la voie pour l’intégration du continent”, qui a permis de replacer la thématique de la connectivité africaine au centre des discussions multilatérales, et de contribuer au plaidoyer international pour une Afrique résiliente et prospère.

“En l’absence de réseaux routiers numériques, de ports et autres infrastructures, alors nous ne pouvons pas avoir de zone de libre-échange continentale et nous ne pouvons pas avoir de développement sur le continent”, a-t-il estimé, rappelant que l’Afrique a besoin de 170 milliards de dollars pour atteindre le niveau escompté dans le domaine des infrastructures.

A New York, le ministre a, par ailleurs, tenu une série de rencontres bilatérales avec les hauts responsables de pays africains, d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Europe dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud et de la diversification des partenariats.

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