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Laâyoune : Le CRI met en lumière les atouts économiques et les perspectives d’investissement de la région

Dpress

Le Centre régional d’investissement (CRI) de Laâyoune-Sakia El Hamra a organisé, mardi, une rencontre sous le thème « Fête de l’Unité : Une dynamique d’investissement renouvelée et des perspectives de développement prometteuses », consacrée à l’examen des opportunités d’investissement dans la région et des mécanismes d’accompagnement des entreprises.

Initié en partenariat avec la délégation provinciale du commerce et de l’industrie, cet événement a été articulé autour de trois sessions portant respectivement sur les opportunités d’investissement et les dispositifs d’appui dans la région, la stratégie du commerce extérieur 2025-2027 et le rôle de la formation dans l’accompagnement des investisseurs.

Les échanges ont notamment porté sur les potentialités économiques de la région, les mécanismes de soutien prévus par la nouvelle Charte de l’investissement, ainsi que les perspectives d’accès aux marchés nationaux, atlantiques et africains. La question de l’accompagnement douanier des entreprises exportatrices a également été abordée, de même que la mobilisation des compétences nécessaires à la concrétisation des projets d’investissement.

Dans une allocution à cette occasion, le directeur du CRI de Laâyoune-Sakia El Hamra, Mohamed Jifer, a souligné que cette rencontre a été conçue selon une approche intégrée visant à apporter des réponses aux différentes interrogations liées à l’écosystème de l’investissement, depuis l’identification des opportunités et l’accès au financement jusqu’à la formation du capital humain et l’ouverture sur les marchés internationaux.

Il a particulièrement insisté sur l’importance de l’exportation, estimant que la taille relativement limitée du marché régional, qui compte quelque 450.000 habitants, rend nécessaire une orientation accrue des investissements vers les marchés extérieurs, notamment africains, afin de stimuler l’investissement privé.

Cette dynamique est appelée à profiter notamment aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), à travers un accompagnement mobilisant les différents acteurs de l’écosystème régional, a-t-il relevé, citant les perspectives offertes par les économies bleue et verte, ainsi que les grands projets structurants lancés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Pour sa part, le secrétaire général du CRI, Mohamed Lamine Mbirkat, a indiqué que le produit intérieur brut (PIB) régional est passé de 15 à 33 milliards de dirhams en dix ans, une évolution à laquelle a notamment contribué le Nouveau Modèle de développement des provinces du Sud, lancé en 2015.

La région dispose de plusieurs atouts pour attirer les investissements, notamment une offre de formation diversifiée, d’importantes ressources naturelles, en particulier dans les secteurs de la pêche et des énergies renouvelables, ainsi qu’une importante assiette foncière dédiée à l’investissement, a-t-il ajouté.

Il a également souligné le potentiel du littoral régional, qui s’étend sur 575 km et compte plusieurs infrastructures portuaires à Laâyoune, Boujdour et Tarfaya, avant de mettre en avant le rôle du CRI dans la promotion de l’investissement et l’accompagnement des porteurs de projets, en particulier les TPME.

Dans ce cadre, il a présenté la banque de projets du CRI, qui regroupe plus de 84 projets couvrant différents secteurs d’activité et élaborés selon une démarche participative.

Intervenant lors de la session consacrée à la stratégie du commerce extérieur 2025-2027, le délégué régional du ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique à Laâyoune, Mohamed Bouwargan, a présenté les principaux mécanismes et mesures incitatives prévus par cette stratégie, notamment en matière de renforcement des capacités des entreprises et de leur accompagnement pour accéder aux marchés internationaux.

Il a également mis en avant un nouveau mécanisme d’assurance à l’exportation, destiné notamment à couvrir les opérations vers de nouveaux marchés, en particulier dans les pays africains, qui ne sont pas encore couverts par les produits d’assurance proposés par certains établissements bancaires.

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