Clôture de la 6e édition du Salon maghrébin du livre : Plus de 75.000 visiteurs

Dpress
La sixième édition du Salon maghrébin du livre « Lettres du Maghreb », qui a pris fin dimanche à Oujda, a attiré plus de 75.000 visiteurs de différentes tranches d’âge, selon les organisateurs de l’événement.
Lors d’une conférence de presse pour présenter le bilan de cette édition, organisée par l’Agence de développement de l’Oriental (ADO), sous le thème « Réinventer un monde en commun », les organisateurs ont expliqué que cette édition, qui a accueilli plus de 75.000 visiteurs, soit 15.000 de plus par rapport à l’édition précédente, a connu un « succès exceptionnel ».
A cet égard, le directeur du pôle développement de l’ADO, El Kébir Hannou, a souligné que cet événement culturel a connu la participation de plus de 30 éditeurs de différentes villes marocaines, ainsi que des éditeurs de Tunisie et de France, en plus de la présence remarquable de maisons d’édition africaines représentées par l’institution « Capitales africaines de la Culture », qui a enrichi les pavillons du Salon avec des publications continentales variées.
M. Hannou a indiqué que le Salon a été marqué par une dynamique intellectuelle soutenue, notamment à travers l’organisation de séances de dédicaces ayant réuni 62 écrivains et écrivaines, dont 90% issus des provinces de la région de l’Oriental, mettant l’accent sur l’affluence exceptionnelle du public, qui témoigne de l’intérêt suscité par les différentes activités inscrites au programme du Salon.
Ajoutant que le Salon continue d’accorder un intérêt particulier aux enfants et aux jeunes, il a expliqué que des visites ont été organisées au profit des élèves de plus de 88 établissements scolaires d’Oujda, en plus des enfants des nomades venant des hauts plateaux de Figuig.
Cette édition s’est également ouverte de manière remarquable aux personnes en situation de handicap, en accueillant des élèves de la Fondation Lalla Asmaa pour les sourds et malentendants, et en organisant des ateliers interactifs au profit des enfants aveugles.
Dans une déclaration à la MAP, le responsable a indiqué que l’Agence de Développement de a honoré cette année deux personnalités éminentes, à savoir le poète et écrivain Hassan El Amrani, et la penseuse et militante des droits humains Amina Lemrini El Ouahabi, en reconnaissance de leurs parcours académique et intellectuel distingués.
M. Hannou a poursuivi que la sixième édition a été marquée aussi par l’organisation d’une série d’activités « Hors les murs », à travers des conférences à l’Université Mohammed Premier années par des penseurs éminents, ainsi que deux tables rondes culturelles à la prison locale d’Oujda, permettant ainsi aux détenus de cet établissement pénitentiaire de s’engager activement dans cet événement culturel.
De son côté, le directeur général de l’ADO et président du Salon, Mohamed Mbarki, a affirmé que le progrès notable et le succès grandissant qu’a connu cette manifestation, amènent à réfléchir à l’élaboration d’une nouvelle identité et d’une nouvelle nomination qui reflètent sa véritable dimension et sa place sur la scène culturelle internationale.
Il a souligné que l’exposition a contribué à déconstruire le concept de « centralité culturelle », faisant d’Oujda un centre culturel national, continental et international, notant que l’ambition future réside dans l’élargissement de l’événement pour profiter à toutes les provinces de la région de l’Oriental, afin de consolider la justice spatiale en matière d’animation culturelle.
Pour sa part, le commissaire du Salon, Jalal El Hakmaoui, a considéré que le choix du slogan « Réinventer un monde en commun » s’inscrit dans le prolongement des réussites obtenues lors des éditions antérieures, notant que les invités du Salon ont été unanimes à saluer la programmation, riche et diversifiée, de cette édition et sa capacité à soulever des problématiques d’actualité, telles que les questions de la société numérique, de l’intelligence artificielle et des défis de la traduction.
M. El Hakmaoui a également mis en avant la portée du Salon du livre qui va au-delà de l’aspect culturel pour inclure la diplomatie culturelle et la promotion touristique.
Outre des stands d’éditeurs et d’institutions publiques, des espaces pour les jeunes et les enfants et des salles de conférences, l’édition de cette année, tenue du 27 octobre au 1er novembre sur une superficie d’environ 5.000 mètres carrés, a été marquée par des débats intenses et approfondis dans le cadre de 23 tables rondes autour de diverses questions littéraires et intellectuelles.
Le Salon affirme ainsi sa position en tant que plateforme de dialogue intellectuel et créatif, et un rendez-vous qui contribue à l’essor d’Oujda en tant que capitale du livre et de la lecture, tout en renforçant le leadership culturel du Maroc dans les espaces maghrébin et euro-méditerranéen.



