Art et Culture

Marcel Khalife en ouverture de la 27e édition du Festival international de Luth de Tétouan

Dpress

La 27e édition du Festival international de Luth de Tétouan s’est ouverte, jeudi soir au Théâtre Espagnol de la ville, sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par un concert exceptionnel de l’artiste libanais Marcel Khalife, ainsi que par un hommage rendu à plusieurs figures marquantes de l’art du Luth, cet instrument à cordes authentique.

Cette manifestation, organisée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, en partenariat avec la préfecture de la province de Tétouan, le Conseil provincial et la commune de Tétouan, a été ponctuée par la célébration de parcours artistiques remarquables.

Des hommages ont ainsi été rendus à l’artiste de renommée internationale Souhail Serghini (originaire de Tétouan et résidant à Grenade, en Espagne), au virtuose du Luth Khalid Najd El Jadidi, au compositeur et luthiste Mohamed El Achraki, ainsi qu’à l’artiste Khawla Benziane.

Cette reconnaissance salue leurs contributions significatives à l’enrichissement du patrimoine musical marocain, à la préservation du patrimoine immatériel et à son rayonnement, tant au niveau local qu’international.

A cette occasion, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que ce festival, considéré comme la plus ancienne manifestation internationale dédiée au luth, a su forger une expérience singulière, alliant l’attachement aux racines de cet instrument à l’ouverture sur ses expressions contemporaines.

Dans une allocution lue en son nom par la directrice régionale de la Culture de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Zhour Amhaouch, le ministre a indiqué que le Luth, outre sa place de référence dans l’interprétation et la composition musicale au sein du bassin méditerranéen, incarne une mémoire collective riche d’une histoire d’échanges et de métissages culturels et humains, relevant qu’il témoigne des liens tissés par les peuples de la région à travers l’art et la création.

M. Bensaid a affirmé que cette édition, placée sous le thème « La Méditerrané, bassin des trois cultures », revêt une signification particulière, s’inscrivant dans le cadre des célébrations liées à la désignation de Tétouan comme « Capitale méditerranéenne de la culture et du dialogue pour 2026 ».

Il a ajouté que le festival constitue une occasion de mettre en lumière le riche patrimoine civilisationnel de la ville, ainsi que son rôle dans le rapprochement des rives, la promotion de la diversité et l’ancrage des valeurs du vivre-ensemble, notant que le thème de cette édition ouvre des perspectives pour évoquer les héritages islamique, chrétien et juif dans la mémoire méditerranéenne, tout en explorant leurs prolongements et leurs interactions sur le plan musical.

Au son chaleureux du luth, Marcel Khalife a transporté le public du Théâtre espagnol dans un univers musical empreint d’émotion, où se mêlent la douceur des mélodies et la finesse de la poésie. L’artiste libanais a interprété une sélection de ses œuvres les plus emblématiques, profondément ancrées dans la mémoire collective arabe, dont « Rita et le fusil », « Je languis du pain de ma mère », « Je marche la tête haute » et « Ô marins ».

Dans une déclaration à la MAP, Marcel Khalife s’est dit très heureux de retrouver le public de Tétouan, à l’occasion de sa deuxième participation à ce festival, soulignant que sa présence témoigne des liens d’affection profonde et sincère qui l’unissent à cette ville et au Maroc en général.

Il a affirmé que le Luth demeure son refuge spirituel et la fenêtre magique par laquelle il a accédé aux univers de l’expression musicale humaine.

De son côté, Souhail Serghini a exprimé sa fierté de voir son parcours artistique ainsi reconnu dans sa ville natale. Il a annoncé qu’il se produira, ce vendredi, aux côtés de sa formation de flamenco, dans un spectacle proposant une fusion entre les sonorités andalouses et espagnoles et les modes musicaux orientaux.

Le festival, qui se poursuit jusqu’au 31 octobre, réunit plus de 70 musiciens et artistes issus de divers pays méditerranéens, notamment le Liban, la Palestine, l’Espagne, l’Italie, la France et le Maroc. Parmi les figures marquantes figurent Nizar Rohana, Franco Pavan et Youssef Madani.

Cette édition est également marquée par la participation exceptionnelle de l’Orchestre marocain du Luth, composé de 50 musiciens représentant les douze régions du Royaume.

Au programme figurent aussi une exposition de calligraphie marocaine inspirée par l’esthétique du Luth, ainsi que la remise du prix « Ziryab pour les compétences 2026 », décerné par le Conseil national de la musique en partenariat avec le ministère de tutelle, au compositeur syrien Kinan Adnawi.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page