Un colloque met en exergue les liens spirituels et scientifiques entre Es-Semara et Fès

Dpress
Les liens spirituels et scientifiques unissant les villes d’Es-Semara et de Fès, ainsi que leur contribution à la consolidation de l’unité religieuse et culturelle du Royaume, ont été au centre d’un colloque organisé lundi par la Faculté des sciences humaines et sociales d’Es-Semara, en partenariat avec la Faculté de Charia de Fès et la Fondation Lissan Eddine Ibn Al Khatib.
Cette rencontre, organisée dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de la fête de l’Unité, a mis en avant les interactions intellectuelles, religieuses et spirituelles qui ont relié, au fil des siècles, les centres de savoir du nord et du sud du Maroc, ainsi que leur rôle dans la transmission des sciences islamiques et la diffusion des valeurs religieuses au-delà des frontières du Royaume.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, Brahim Akdim, professeur honoraire à l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah, a souligné que le choix de la thématique des liens spirituels entre Fès et Es-Semara n’était pas fortuit, les deux villes incarnant deux pôles complémentaires du rayonnement religieux et scientifique du Maroc.
Les échanges entre les oulémas des deux régions, notamment à travers les déplacements entrepris en quête de savoir, ont constitué un trait d’union entre le nord du Royaume et ses provinces du Sud, a indiqué M. Akdim, qui est également président de la Fondation Lissan Eddine Ibn Al Khatib.
D’après lui, ces relations ne sauraient être réduites à un simple héritage historique, mais représentent une composante de l’identité nationale et un témoignage de l’unité des constantes qui rassemblent les Marocains.
Pour sa part, le doyen de la Faculté de Charia de Fès, Abdelmalek Aouich, a évoqué les liens historiques entre son établissement et l’Université Al Quaraouiyine et de celle-ci avec les oulémas du sud du Royaume, mettant en avant la contribution des oulémas marocains à la diffusion des valeurs de juste milieu et de modération à travers le continent africain.
Il a appelé à mutualiser les efforts pour mieux faire connaître les travaux des savants marocains et renforcer les valeurs d’unité mises à l’honneur à l’occasion de cet événement.
Cette unité dépasse le seul domaine spirituel pour englober l’ensemble des dimensions de la vie nationale, a-t-il ajouté, précisant que d’autres rencontres seront organisées au cours des prochaines années autour de thématiques variées.
Les travaux du colloque ont été marqués par une table ronde réunissant des professeurs des deux facultés, qui ont mis en évidence la complémentarité entre les oulémas de Fès et ceux du Sahara marocain.
Les échanges ont notamment porté sur le rôle de l’Université Al Quaraouiyine dans les relations avec les savants sahraouis, les liens doctrinaux entre les centres scientifiques du nord et du sud du Royaume, ainsi que les formes de communication spirituelle entre les oulémas des deux régions.
Malgré la distance géographique qui les sépare, Fès, haut lieu du rayonnement scientifique et religieux du Maroc, et Es-Semara, foyer historique du savoir et de l’éducation spirituelle dans le Sahara marocain, ont entretenu des relations étroites grâce aux déplacements des oulémas, aux échanges intellectuels et aux réseaux des zaouïas et des écoles traditionnelles, ont affirmé les intervenants.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent approfondir la connaissance des liens historiques, religieux et intellectuels entre Fès et Es-Semara, et mettre en valeur leur contribution à la cohésion spirituelle et culturelle du Maroc.



