Salon du Cheval d’El Jadida: la CGEM explore les perspectives de l’économie marocaine et les enjeux de l’après-2030

Dpress
La Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM- El Jadida/Sidi Bennour) a organisé, jeudi, dans le cadre de la 17è édition du Salon du Cheval d’El Jadida, une Journée Économique consacrée aux perspectives de l’économie marocaine et aux enjeux de l’après-2030.
Cette rencontre, tenue en partenariat avec l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida sous le thème « Cap 2031 : Construire l’économie marocaine de l’après 2030 », a été l’occasion d’échanger et de réfléchir autour des transformations à venir, des opportunités à saisir et des leviers à mobiliser pour construire l’économie de demain.
Dans un mot d’ouverture, le gouverneur de la province d’El Jadida, Sidi Saleh Daha, a indiqué que l’importance de cette Journée Économique réside dans le fait qu’elle offre un espace de dialogue et d’échange d’expériences entre l’université, l’environnement économique et les institutions, ainsi qu’une opportunité de transformer les idées et les visions en propositions pratiques et réalisables.
Le choix du thème, a-t-il ajouté, traduit une prise de conscience collective de la nécessité d’anticiper les mutations économiques à venir, et de se préparer aux défis qu’elles posent ainsi qu’aux opportunités qu’elles offrent, particulièrement dans un contexte national où le Royaume a fait le pari de consolider les bases d’un développement économique durable, de renforcer la compétitivité de l’entreprise marocaine, d’élargir la base de l’investissement productif et de créer des emplois décents.
Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, poursuit sa trajectoire de développement à travers de grands chantiers de réformes visant à moderniser l’économie nationale, améliorer le climat des affaires, renforcer l’attractivité des investissements, développer les infrastructures, valoriser le capital humain et accélérer la transformation numérique, a souligné le gouverneur, notant que l’atteinte de ces objectifs exige de passer d’une logique de gestion des mutations immédiates à une logique d’anticipation et de planification stratégique.
Il s’agit ainsi, a-t-il poursuivi, de garantir la capacité de l’économie nationale à faire face aux fluctuations internationales, à accompagner les transitions technologiques et énergétiques, à renforcer la souveraineté économique et industrielle, et à réaliser un développement plus équilibré entre les différents territoires.
De son côté, le président de la CGEM El Jadida-Sidi Bennour, Anwar Radi, a souligné que cette rencontre aborde un sujet qui suscite aujourd’hui un intérêt majeur, à savoir la Coupe du monde 2030 et les perspectives économiques qu’elle ouvre pour le Maroc, notamment en matière d’infrastructures et de développement territorial.
Il s’agit notamment de savoir comment capitaliser durablement sur les investissements considérables qui sont engagés et faire en sorte que leurs retombées bénéficient à l’économie nationale bien au-delà de 2030, a-t-il fait savoir, faisant observer que cette rencontre constitue également l’occasion de débattre de l’expérience d’autres pays, notamment l’Afrique du Sud et la Grèce, d’en tirer les enseignements, ainsi que d’échanger sur les meilleures approches à adopter pour préparer dès maintenant l’après-2030.
L’objectif de cette Journée Économique, a-t-il relevé, consiste à faire émerger ensemble des recommandations opérationnelles et des pistes d’action pour l’après-2030.
Le président de l’Université Chouaib Doukkali, Abdelowahed Hajjaji, a, quant à lui, souligné que l’économie marocaine est aujourd’hui appelée à relever plusieurs défis majeurs, notant que l’Université est pleinement concernée par ces enjeux en tant qu’établissement public d’enseignement supérieur qui a une responsabilité particulière en matière de formation des compétences, de production des connaissances et d’accompagnement de la dynamique de développement de son territoire.
« Notre objectif est de consolider les liens entre l’Université et son environnement socio-économique, afin que les compétences formées, les travaux de recherche et les initiatives d’innovation puissent contribuer davantage aux besoins des entreprises et des priorités de développement territorial », a-t-il ajouté.
Pour lui, cette ambition nécessité essentiellement de renforcer les passerelles entre la formation et l’emploi, de favoriser les partenariats avec le tissu économique, tout en anticipant l’évolution des métiers et des compétences dans un contexte marqué notamment par la transformation numérique, les impératifs de durabilité et les nouvelles exigences de compétitivité.
Pour sa part, le commissaire du Salon du Cheval, El Habib Marzak, a indiqué que cette Journée Économique est une occasion importante de réfléchir ensemble et de partager des expériences et des propositions concrètes sur les perspectives de l’économie marocaine et les enjeux de l’après-2030.
Il a, par ailleurs, mis en avant les retombées économiques du Salon du Cheval d’El Jadida, notamment en matière de création d’emplois, de développement des activités commerciales, de promotion du patrimoine national et de renforcement des partenariats entre les différents acteurs économiques.
Cette Journée Économique de la CGEM comprend plusieurs axes de réflexion, à savoir « Prospective économique », « Industrie et souveraineté », »Investissement, financement et accompagnement TPME », « Formation, capital humain et employabilité » et l’axe « Digitalisation et innovation ».



