À Casablanca, un sommet maroco-américain mise sur la propriété intellectuelle pour soutenir les industries créatives

Dpress
Le premier Sommet maroco-américain sur la propriété intellectuelle dans les industries créatives s’est ouvert jeudi à Casablanca, avec l’ambition de mieux protéger les créateurs et de soutenir le développement économique des secteurs culturels au Maroc.
Organisé par la Mission des États-Unis au Maroc et le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec l’American Cultural Association (ACA), le sommet réunit pendant deux jours une vingtaine d’experts américains et marocains, ainsi que plus de 130 entrepreneurs et chefs d’entreprise du secteur créatif marocain représentant notamment la musique, les arts visuels, le cinéma, le jeu vidéo et la littérature.
« Une protection solide de la propriété intellectuelle permet de transformer le talent créatif en valeur économique durable », a affirmé, dans une allocution de circonstance, le consul général des États-Unis à Casablanca, Christopher Deutsch.
Le renforcement des normes, a-t-il estimé, peut aider les entrepreneurs marocains à développer leurs activités, attirer des investissements et accéder aux marchés mondiaux.
Pour le diplomate américain, ce sommet doit aussi ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et contribuer à une prospérité partagée entre les deux pays.
De son côté, le Secrétaire général du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Benyaacoub, a présenté les industries culturelles et créatives comme un levier de développement économique, de création d’emplois et d’émergence de nouveaux talents.
« La protection de la propriété intellectuelle est essentielle pour reconnaître les droits des créateurs, valoriser leur travail et favoriser l’investissement dans les activités culturelles », a-t-il souligné.
Il a également inscrit cette coopération dans la longue relation entre le Maroc et les États-Unis, marquée, selon lui, par des échanges de biens, de services, de récits et de cultures.
Vendredi, les travaux du sommet se poursuivront à l’American Arts Center de Casablanca, avec des tables rondes, des ateliers pratiques et des consultations juridiques individuelles.
Le programme abordera les dispositifs de protection des créateurs mis en œuvre par des organismes publics, dont le BMDAV, l’USPTO et l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), ainsi que les pratiques de licences et de commercialisation de contenus. Des ateliers traiteront notamment des droits dans le jeu vidéo, la musique, le cinéma, l’édition et les arts visuels, y compris face aux usages abusifs de l’intelligence artificielle.
Des sessions seront consacrées au marché américain de la musique, aux contrats, collaborations et litiges, ainsi qu’à l’intelligence artificielle générative, à l’authenticité et à la titularité des droits. Une table ronde finale réunira des créateurs marocains et américains afin de formuler des recommandations de politiques publiques.
Des institutions et organisations américaines sont représentées, dont l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO), la Motion Picture Association (MPA), l’Entertainment Software Association (ESA) et Broadcast Music, Inc. (BMI). Des juristes internationaux spécialisés en propriété intellectuelle participent également aux échanges.



