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M. Balaoui souligne les enjeux de l’intelligence artificielle dans le domaine judiciaire

Dpress

Le Procureur général du Roi près la Cour de Cassation, Président du Ministère public, Hicham Balaoui, a souligné, mercredi à Rabat, les enjeux de l’intelligence artificielle dans le domaine judiciaire, notant que l’IA occupe aujourd’hui une place croissante dans notre quotidien et transforme progressivement de nombreux secteurs, y compris celui de la justice.

Intervenant à l’occasion d’un Colloque international de haut niveau initié par la Cour de cassation du Maroc, en partenariat avec l’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (AHJUCAF), sous le thème « Justice et intelligence artificielle : opportunités et enjeux », M. El Balaoui a mis en évidence les opportunités offertes par ces technologies en matière de recherche juridique, d’analyse de la jurisprudence, de traitement des dossiers, de gestion des affaires judiciaires et d’appui aux enquêtes, contribuant ainsi à améliorer l’efficacité des procédures et à faciliter le travail des professionnels de la justice, indique un communiqué de la Présidence du Ministère public.

Il n’a pas manqué, à cette occasion, de souligner l’obligation d’encadrer leur utilisation afin de prévenir les risques liés à l’automatisation des décisions judiciaires et de préserver la place centrale de l’intervention humaine dans le processus judiciaire.

Abordant les garanties fondamentales devant accompagner cette transformation numérique, M. El Balaoui a rappelé l’impératif de concilier l’innovation technologique avec le respect de l’État de droit, de l’indépendance judiciaire, des droits et libertés fondamentaux ainsi que de la protection des données à caractère personnel. Il a également souligné l’importance de préserver le secret professionnel et la confidentialité des informations judiciaires grâce à des mécanismes rigoureux de sécurité et de contrôle.

Dans cette perspective, il a mis en avant trois leviers essentiels à savoir l’élaboration d’un cadre juridique et éthique adapté, le renforcement des compétences des magistrats et des cadres judiciaires en matière d’intelligence artificielle et de cybersécurité, ainsi que le développement de solutions technologiques sécurisées et fiables, soumises à une évaluation continue, ajoute le communiqué.

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