Législatives 2026 : Principaux points du programme électoral du parti de l’Istiqlal

Dpress
Le programme électoral du parti de l’Istiqlal pour les élections législatives du 23 septembre, placé sous le slogan « Ma patrie, mon avenir », s’articule autour de cinq axes principaux et d’un pacte de la jeunesse.
Ces axes concernent la préservation du système des valeurs et le renforcement de la cohésion et de la résilience des familles, l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et la promotion de la classe moyenne, le soutien et le renforcement des rôles du service public, ainsi que la consolidation de la souveraineté stratégique.
Voici les principaux points de ce programme électoral:
– La préservation du système des valeurs marocaines, à travers plusieurs mesures, notamment l’élaboration de politiques publiques intégrées sur les valeurs alliant culture, éducation, enseignement et médias, la mise à niveau des rôles de l’école, de l’art et du cinéma pour présenter un récit marocain singulier, et la promulgation d’une loi visant à protéger les jeunes des risques des réseaux sociaux.
– La promotion de la cohésion et de la résilience de la famille, particulièrement par un soutien financier allant jusqu’à 5.000 dirhams au profit des jeunes se préparant au mariage, la mise en place de mécanismes de prévention de la désagrégation familiale via l’accompagnement et la médiation familiale, l’amélioration du système d’aide financière directe, l’instauration d’une déduction fiscale pour les familles supportant les frais de scolarité de leurs enfants, ainsi que la généralisation progressive des crèches sociales et le soutien à l’enseignement préscolaire.
– La lutte contre la drogue et les addictions, à travers une politique publique de prévention de la toxicomanie et de l’addiction comportementale, et la reconnaissance de l’addiction comme maladie chronique et de l’addictologie comme spécialité médicale.
– La promotion de la santé mentale, en incluant la consultation psychologique dans l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et à travers la lutte contre la stigmatisation sociale et le développement du soutien psychologique au profit des catégories vulnérables.
– La lutte contre la corruption, la rente et les conflits d’intérêts, notamment à travers la mise en œuvre stricte du principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes à tous les postes de gestion, la promulgation d’une loi sur les conflits d’intérêts et l’établissement des cas d’incompatibilité, ainsi que l’adoption et l’élargissement de la déclaration d’intérêts.
– La concurrence loyale et le démantèlement de l’économie de rente, notamment en conditionnant les subventions publiques par des critères clairs et contractuels, la réforme de l’impôt sur les sociétés, avec un taux de 40% sur les situations de monopole, et le renforcement des prérogatives du Conseil de la concurrence, parallèlement à la révision de la législation relative à la liberté des prix.
– Le passage du régime des autorisations à celui des cahiers des charges, à travers la transformation des autorisations et privilèges existants en cahiers des charges transparents, et l’application du principe selon lequel « le silence de l’administration vaut accord ».
– La transparence, la numérisation et la protection des auteurs des dénonciations, notamment via la généralisation de la numérisation des procédures, la réduction du pouvoir discrétionnaire de l’administration, le recours à l’intelligence artificielle pour améliorer la gouvernance des politiques publiques et la promotion de l’indépendance des institutions de contrôle.
– L’amélioration du pouvoir d’achat des familles et le renforcement de la classe moyenne, à travers un ensemble de mesures portant notamment sur l’augmentation progressive du salaire minimum et des pensions de retraite, l’accélération de la réforme des caisses de retraite et l’unification de leurs normes, outre la mise en place d’un mécanisme national transparent de suivi des marges bénéficiaires sur les biens de consommation courante.
– L’accompagnement des familles pour sortir de la pauvreté, notamment à travers un contrat social de sortie de la pauvreté via une carte familiale unifiée, un plan national de renforcement de la classe moyenne à l’horizon 2031, et des programmes territoriaux de soutien à l’auto-emploi et à l’économie sociale et solidaire.
– La simplification de l’accès à un logement digne pour chaque famille, notamment via un mécanisme national pour faciliter le financement du premier logement pour les jeunes et la classe moyenne, une nouvelle offre nationale de logement destinée à la classe moyenne, ainsi que la promotion de la location et de l’accession progressive à la propriété comme voie vers la stabilité résidentielle.
– Le soutien et le renforcement des rôles du service public, à travers la promotion de l’école publique et du système éducatif, notamment en assurant la justice territoriale dans l’accès à un enseignement de qualité dans le monde rural et montagnard, en améliorant le parcours de formation des enseignants et de leur statut professionnel, en détectant le décrochage scolaire de manière précoce et en développant les écoles de la deuxième chance, ainsi qu’en investissant dans la petite enfance et en généralisant l’enseignement préscolaire gratuit.
– La promotion de l’hôpital public, notamment à travers la création d’une Agence nationale des urgences régie par une loi spécifique, la réforme de la gouvernance des hôpitaux publics et le renforcement de leur autonomie de gestion, la restructuration de l’offre de soins territoriale et le renforcement des soins de santé primaires.
– La promotion de l’emploi des jeunes et de leur insertion, en particulier à travers le programme « Tajribati » pour garantir une première expérience professionnelle encadrée, le programme « Afaq » pour offrir une opportunité aux jeunes dans un délai de six mois, le programme « 100.000 talents numériques » pour l’intégration dans l’économie numérique, ainsi que la restructuration de la formation professionnelle et sa connexion aux entreprises régionales.
– Le renforcement de la souveraineté stratégique, à travers la consolidation des fondements transversaux de la souveraineté, l’adoption d’une loi-cadre pour le stockage stratégique des matières vitales et le renforcement de la souveraineté financière et monétaire et le plafonnement de l’endettement extérieur.
– La sécurisation et la diversification des ressources en eau, selon le principe « l’eau d’abord », et l’augmentation du contenu local des projets énergétiques à 50% à l’horizon 2031.
– La transformation du tissu productif et la montée en gamme dans les chaînes de valeur, notamment via le critère de la valeur produite au Maroc à hauteur de 30% dans les marchés publics, des contrats sectoriels contraignants pour l’automobile et l’aéronautique avec des taux d’intégration croissants, et une charte contraignante pour les grands chantiers et l’héritage de la Coupe du Monde 2030 au bénéfice des entreprises nationales.
– La souveraineté et la valorisation technologique, notamment par l’établissement d’une chaîne nationale complète d’IA de l’université jusqu’à l’industrialisation, le renforcement de la souveraineté numérique et la protection des données et des systèmes vitaux.
– Le rayonnement, la confiance et la diversification des partenariats, notamment à travers la souveraineté informationnelle, la protection de la confiance, la publication proactive des données publiques, ainsi qu’une charte des Marocains du monde, en plus d’ériger la communauté marocaine à l’étranger comme un levier de souveraineté.



