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Elections Législatives : Trois questions au secrétaire général de l’Union Constitutionnelle, Mohamed Joudar

Dpress

Sous le signe « Pour un Maroc à une seule vitesse », l’Union constitutionnelle (UC) aborde les élections législatives du 23 septembre avec l’ambition de renforcer sa place sur la scène politique.

Dans un entretien accordé à la MAP, le secrétaire général du parti, Mohamed Joudar, présente les principaux axes du programme électoral de sa formation politique, ses ambitions pour ce scrutin, ainsi que les défis phares à relever par le prochain gouvernement.

1- Quelles sont les priorités abordées dans le programme électoral de l’Union constitutionnelle, et avec quelles ambitions le parti aborde-t-il cette échéance électorale ?

Le programme électoral de l’UC met l’accent principalement sur la promotion de l’égalité des chances dans le domaine économique et d’une politique nationale intégrée de création de l’emploi. L’Union constitutionnelle aborde cette échéance avec une ambition légitime et claire : renforcer la place du parti en tant que force politique nationale incontournable, porter le plus de candidats possibles à la Chambre des représentants et étoffer l’apport du parti et sa contribution favorable aux politiques publiques dans tous les domaines.

2- Comment l’Union constitutionnelle envisage-t-elle les moyens de renforcer la participation aux élections et de restaurer la confiance dans l’action politique ?

La confiance ne se construit pas par des discours conjoncturels. Elle exige la clarté, la crédibilité et le respect des engagements, et dépend de la capacité de l’acteur politique à se rapprocher quotidiennement des préoccupations des citoyens. Pour inciter les électeurs à participer massivement, on est appelé à présenter des programmes électoraux réalistes et des candidats capables de comprendre et de répondre aux attentes des citoyens.

La mobilisation des jeunes passe par leur implication permanente dans l’élaboration des programmes de développement et la promotion de leur engagement et de leur implication dans l’action politique au sein des partis comme dans les institutions élues.

3- Comment évaluez-vous le bilan du gouvernement actuel ? Et comment envisagez-vous le positionnement post élections de l’Union constitutionnelle ?

Nous abordons le bilan gouvernemental avec un esprit de responsabilité et d’objectivité. Cette objectivité impose de reconnaître que ce mandat a été marqué par le lancement de chantiers et de réformes importants, des acquis nationaux sur lesquels il convient de capitaliser. Cependant, des défis essentiels persistent, notamment le pouvoir d’achat.

Pour faire face à cette problématique d’inflation et de cherté de la vie, l’UC met l’accent sur l’importance de la régulation des marchés. La prochaine étape doit marquer le passage d’une logique de réalisation de chantiers et de réformes à une logique de mesure de leur impact sur le citoyen.

Quant aux alliances post élections, je pense qu’il est encore tôt pour définir quelconques orientations. Il faut d’abord que la volonté des citoyens soit exprimée. A l’Union constitutionnelle, nous avons passé près de 22 ans dans l’opposition. Nous aspirons actuellement à contribuer à la gestion des affaires gouvernementales, vu les compétences et l’expérience dont dispose le parti.

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