Élections législatives: Trois questions au secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdellah

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Dans cet entretien accordé à la MAP et consacré aux élections législatives du 23 septembre, le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah revient sur le contexte général de ces échéances, les préparatifs du parti et ses ambitions post-électorales.
1- Quelle est votre lecture du contexte général dans lequel se tient le scrutin du 23 septembre ?
A l’échelle nationale, ces élections se tiennent alors que le Maroc se prépare à organiser des manifestations sportives de grande envergure, en premier lieu la Coupe du monde, un événement planétaire qui fera tourner les regards du monde entier vers le Royaume.
Cette image positive devrait pourtant transcender le cadre des villes hôtes de la compétition pour qu’on puisse donner la juste mesure des progrès réalisés dans les domaines de la démocratie, des droits de l’Homme et de la justice socio-spatiale sur l’ensemble du territoire national.
Ce scrutin intervient aussi dans un climat de « rejet populaire » auquel fait face le gouvernement actuel, du fait du renchérissement de la vie, de la détérioration du pouvoir d’achat des citoyens, en plus de l’incapacité des institutions élues à créer un changement positif et concret dans la vie quotidienne des Marocains.
2- Comment le parti se prépare-t-il à ces échéances ?
Pour mener à bien ce scrutin, le PPS mise sur des élites politiques renouvelées et qualifiées, composées essentiellement de jeunes, de femmes, de cadres et de compétences, en plus d’acteurs associatifs et de militants chevronnés dotés d’une expérience de terrain.
A côté de ces nouvelles figures, le parti renouvellera sa confiance dans ses députés qui se sont distingués par leur forte présence sur le terrain et qui s’attachent à poursuivre le travail politique en capitalisant sur leur acquis dans leurs circonscriptions respectives.
Les critères de sélection des candidats dans l’ensemble des circonscriptions électorales reposent, en premier lieu, sur la rectitude et l’intégrité. Le parti est éloigné de toute pratique ayant pour seule finalité de rafler des sièges électoraux, au mépris des règles éthiques régissant l’action politique, et à ne pas cautionner les personnes soupçonnées de corruption.
3- Quelles sont les ambitions du PPS par rapport à sa place dans le futur paysage politique ?
De par ses potentialités et sa ligne politique claire et audacieuse, le parti est capable d’assumer la responsabilité gouvernementale et de s’adapter avec la réalité marocaine et les constantes constitutionnelles, dans le cadre du développement progressif que connaît le Maroc, sans faire de concessions par rapport à son référentiel de gauche progressiste.
Le parti a pratiqué, durant les cinq dernières années, une opposition responsable, patriotique et démocratique qui s’est caractérisée par la lutte contre les dérives, les problèmes socio-économiques et la cherté de la vie.
En cas de forte participation électorale, le PPS entend réaliser « un sursaut qui le permettrait d’occuper les premiers rangs de la scène politique, afin d’ouvrir la voie à une alternative démocratique qui ne laisse personne en marge du développement ».



