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Le Maroc ne doit être considéré “ni comme un bouc émissaire ni comme un simple garde-frontière de l’Europe”

Dpress

Le Maroc ne doit être considéré « ni comme un bouc émissaire ni comme un simple garde-frontière de l’Europe » mais comme « un partenaire à part entière », notamment sur le dossier migratoire qui constitue « un enjeu partagé », a souligné le juriste belge Geoffroy Generet.

Dans une déclaration à la MAP en réaction aux précisions apportées par le ministère marocain des Affaires étrangères au sujet des derniers développements des relations maroco-espagnoles, M. Generet a indiqué qu’il est « compréhensible que le Maroc refuse d’être désigné comme responsable » des événements migratoires regrettables de juillet dernier « en l’absence d’éléments démontrant l’implication de ses autorités ».

Selon lui, le communiqué du ministère des Affaires étrangères traduit « une préoccupation légitime : celle de voir le Maroc associé, parfois de manière trop rapide, à des controverses relevant de joutes politiques et médiatiques en Espagne ».

À cet égard, il a qualifié de « constructif » l’appel du Maroc à un examen approfondi de ces événements, afin de pouvoir établir les circonstances exactes des faits, identifier les éventuelles défaillances, manipulations ou ingérences et éviter que de tels incidents « ne viennent périodiquement fragiliser une relation bilatérale dont l’importance dépasse très largement la seule question migratoire ».

« La proximité géographique entre le Maroc et l’Espagne est une réalité permanente », a rappelé M. Generet, ajoutant qu’il importe de « préserver un dialogue direct, respectueux et permanent entre Rabat et Madrid et d’éviter que les questions bilatérales soient instrumentalisées à des fins de politique intérieure ».

Dans le même sens, il a noté que les relations entre le Maroc et l’Europe « ne sauraient être réduites à la gestion des frontières », soulignant que le Royaume est « un partenaire majeur de l’UE » dans des domaines très divers.

Sur le volet migratoire, M. Generet a fait observer que le Maroc, l’Espagne et l’UE ont un intérêt commun à renforcer leur coopération notamment en matière de lutte contre les réseaux de traite et de trafic d’êtres humains, et à développer des voies de migration légale, de mobilité professionnelle, de formation et d’échanges humains.

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