Législatives 2026 : trois questions au Premier secrétaire de l’USFP

Dpress
Le Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Driss Lachgar, a affirmé que son parti est déterminé à participer aux prochaines élections législatives, prévues le 23 septembre, avec une ambition ferme de conquérir les premières places.
Selon M. Lachgar, ces élections interviennent dans un contexte démocratique particulier consacrant le caractère institutionnel et régulier des rendez-vous électoraux dans le Royaume.
Dans un entretien accordé à la MAP, M. Lachgar revient sur le contexte et les enjeux de ce scrutin, les préparatifs du parti de la Rose, ainsi que ses ambitions politiques en prévision de ces élections.
1- Dans quel contexte s’inscrivent les prochaines élections législatives et quels sont les principaux défis du système électoral actuel ?
Les prochaines élections législatives, prévues le 23 septembre, s’inscrivent dans un contexte démocratique marqué par la régularité des échéances électorales dans le Royaume, désormais inscrites dans un calendrier connu à l’avance.
Les consultations nationales relatives au système électoral ont constitué un acquis majeur pour consolider la concertation et moderniser les mécanismes démocratiques. Je me félicite de la situation actuelle de la pratique électorale et de l’efficacité de l’administration territoriale, d’autant plus que nous constatons une absence des facteurs traditionnels de discorde ainsi que l’unanimité des acteurs politiques quant au niveau de transparence et de bonne gouvernance caractérisant la gestion du processus électoral dans le Royaume.
L’USFP a fait montre de responsabilité nationale vis-à-vis des projets de lois électoraux et contribué activement en faveur de l’adoption des dispositions portant sur la lutte contre la fraude électorale. Bien que l’USFP ait choisi de s’abstenir de voter, l’ensemble de ses revendications n’ayant pas été satisfaites, nous avons présenté des propositions novatrices en faveur d’une représentation féminine supérieure au tiers, outre l’adoption des listes électorales à la place de celles régionales, et la présentation de propositions facilitant la participation des Marocains du Monde.
2- Quelle est la stratégie organisationnelle déployée par l’USFP pour aborder ce scrutin, et quelle place est accordée aux candidatures des femmes et des jeunes ?
L’USFP a abordé le processus des investitures à travers ses instances locales et sectorielles, dans le cadre d’un dialogue démocratique et responsable et via de larges concertations. Notre objectif est de couvrir l’ensemble des circonscriptions électorales aux niveaux local et régional à 100%.
Les efforts de soutien et d’intégration des jeunes et des femmes émanent d’une conviction profonde au sein de notre parti. Les différentes circonscriptions locales devront connaître une forte participation féminine.
Il s’agit également d’encourager les femmes disposant d’une expérience parlementaire ou communale solide à se porter candidates au niveau local, outre l’intégration des jeunes dans les circonscriptions locales.
En effet, cette démarche incarne la vision du parti qui érige les jeunes en citoyens responsables, capables d’impulser un renouvellement générationnel effectif, tout en renforçant la présence qualitative des femmes et des jeunes au sein des institutions élues.
3- Quelles sont les ambitions de l’USFP pour ces législatives et quels résultats souhaitez-vous atteindre ?
Lors de ces échéances, l’USFP aspire à retrouver son rayonnement politique, d’autant plus que le parti jouit aujourd’hui de la résilience, de la force et de la présence sur le terrain dans différents secteurs, ce qui permettra d’aborder ces législatives en toute sérénité.
Le parti, qui occupe actuellement la quatrième place à la Chambre des représentants, ambitionne légitimement d’améliorer son positionnement lors du prochain scrutin et rejoindre la future coalition gouvernementale, voire la conduire.



