Larache: Clôture en apothéose de la 14è édition du festival international “Mata” d’équitation

Dpress
La 14e édition du festival international « Mata » d’équitation s’est achevée, dimanche soir, dans la commune de Larbaa de Ayacha (province de Larache), en présence de personnalités marocaines et étrangères, après trois jours riches en tableaux patrimoniaux et en séances de dialogue.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette édition du festival, organisée sous le thème « Mata célèbre Aïd Al Wahda et un demi-siècle de rayonnement économique, culturel et spirituel des provinces du Sahara marocain », s’est distinguée par le lancement de la première édition du ELI Morocco Forum, une plateforme permanente de dialogue économique, culturel et civilisationnel reliant l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et l’espace atlantique.
En cohérence avec l’identité spirituelle du festival, ce forum, ayant réuni décideurs, dirigeants économiques et penseurs venus du Maroc et d’ailleurs, promeut l’idée selon laquelle toute prospérité durable repose avant tout sur la confiance, le respect mutuel, l’éthique et un véritable dialogue civilisationnel entre les peuples.
Sur le plan patrimonial, les festivités du jeu équestre « Mata » se sont clôturées dimanche, avec la participation de cavaliers issus de plusieurs tribus de la région de Jbala, au nord du Royaume.
Ce jeu puise ses origines dans un héritage culturel ancestral autour du Jbal Al Alam, où se trouve le mausolée du pôle spirituel Moulay Abdessalam Ben Mashish, maître du soufisme et source spirituelle de la voie Shadhiliya. Il célèbre l’arrivée du printemps à travers une compétition collective mêlant courage, habileté et esprit de solidarité.
La tradition est soigneusement transmise de génération en génération: après le criblage des champs de blé, les femmes et jeunes filles des tribus confectionnent à l’aide de roseaux et de tissus une poupée appelée “la mariée” ou “la princesse”, symbole de fertilité, de prospérité et de bénédiction. S’ensuit alors une compétition collective entre les cavaliers de la région pour s’emparer de « la mariée ».
Dans une déclaration à la MAP, le directeur du Festival, Omar Hajji, a souligné que cet événement culturel, spirituel et intellectuel a constitué, durant trois jours, un véritable voyage au cœur du patrimoine marocain authentique et ancestral, ajoutant que le programme, riche et varié, a comporté des performances patrimoniales, des expositions de produits du terroir et d’artisanat, ainsi que des débats à caractère intellectuel et économique.
M. Hajji a ajouté que la dernière journée a été marquée par la clôture du jeu équestre populaire « Mata », qui incarne l’esprit de compétition loyale entre les cavaliers et les jeunes de la région, un patrimoine appelé à devenir un levier du développement local.
Il est à noter que l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) a classé « l’art équestre Mata » marocain comme patrimoine culturel immatériel.
Le programme du festival comprenait également des performances artistiques avec la participation de plusieurs artistes marocains, dont Saïda Charaf, Hassan Hssimi, Abdou El Ouazzani, Badr Soltan, Imane Hajeb, Jocker El Gharbaoui et Walid Rahmani.



